(La Vie Financière) -
Vos performances dans le secteur bancaire ont dopé votre chiffre d’affaires en 2007. Comment s’annonce 2008 ?
Nous ne pourrons évidemment pas réitérer l’exploit de 2007, durant laquelle notre chiffre d’affaires a été multiplié par 3,5 dans le secteur bancaire, à 12,6 millions d’euros. Pour 2008, nous tablons sur environ 15 millions d’euros de facturations. Cet objectif est tout a fait réalisable car le marché de l’authentification bancaire est en plein essor. Aujourd’hui 10 millions de consommateurs sont équipés en Europe de solutions de sécurisation pour le paiement en ligne. Et ce nombre devrait atteindre 60 millions en 2010. Après le Royaume-Uni, où nous détenons 70 % de part de marché, et bon nombre de pays européens, les
banques françaises devraient à leur tour franchir le pas et commencer à déployer nos solutions en 2008, mais il est difficile d’en apprécier aujourd’hui l’ampleur et le calendrier précis.
En raison de la crise financière, doit-on craindre un report de tels investissements de la part des banques ?
Nous n’avons enregistré aucune frilosité chez les
banques, car ce sont des investissements qui offrent un rapide retour sur investissements. En mettant en place une solution de paiement sécurisée, la banque réduit ses coûts en limitant la fraude et, surtout, incite ses clients à effectuer ses transactions sur
Internet, ce qui est nettement plus rentable pour les établissements bancaires.
Après un bond de 86 % de votre chiffre d’affaires en 2007, à 23,8 millions d’euros, vous tablez sur une croissance de 20 % en 2008. Quels sont vos objectifs de rentabilité ?
Nous maintenons notre objectif, relevé en cours d’exercice, d’une marge d’exploitation de 9 % en 2007. Nous n’avons pas encore communiqué d’objectif de marge d’exploitation pour 2008. L’enjeu de Xiring, qui affiche une trésorerie nette de 7 millions d’euros, est de réinvestir les bénéfices afin de gagner des parts de marché dans un secteur en forte croissance. Je serai même prêt à accepter un repli de la marge d’exploitation en 2008, si cela permettait de gagner des contrats et de profiter des déploiements massifs de solutions de sécurisation, qui viendront doper le chiffre d’affaires en 2009 et en 2010.
Propos recueillis par Frédéric Cazenave