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| Wachovia, Citigroup et Wells Fargo suspendent leur litige | |||
| Lundi 06 Octobre 2008 à 23:54 Catégorie : International | |||
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par Dan Wilchins et Karey Wutkowski WASHINGTON/NEW YORK (Reuters) - Wachovia et les plaignants Wells Fargo et Citigroup vont suspendre leur litige jusqu'à mercredi midi dans l'espoir de réussir à décider d'ici là qui rachètera la banque en difficulté. Wells Fargo et Citigroup se disputent Wachovia depuis que Wells Fargo a avancé vendredi une offre supérieure à celle formulée il y a une semaine par Citigroup. Le différend, qui a fait rage tout le week-end, a incité les autorités fédérales américaines à pousser les deux banques au compromis. Sheila Bair, présidente de la Federal Deposit Insurance Corp (FDIC), l'agence de garantie des dépôts bancaires aux Etats-Unis, a dit s'attendre à la conclusion lundi d'un accord "qui serve les intérêts publics". Selon une personne proche du dossier, parmi les différentes options en discussion figure un dépeçage de Wachovia entre les deux entreprises, mais Wells Fargo continue de vouloir en acheter l'intégralité. Citigroup, qui avait conclu le 29 septembre un accord de principe en vue de racheter les actifs bancaires de Wachovia pour 2,2 milliards de dollars, envisage, entre autres options, de faire une offre sur l'intégralité de la banque, selon une source proche de Citi. Mais, dit-on de même source, Citi ne souhaite pas acheter les actifs de Wachovia sans une forme de garantie gouvernementale, à la différence de Wells Fargo, qui a formulé vendredi une contre-proposition de 15 milliards de dollars pour l'ensemble de la banque. Lors de sa dernière passe d'armes judiciaire contre Wells Fargo, Citi a réclamé plus de 60 milliards de dollars de dommages et intérêts en faisant valoir que s'il n'avait pas accepté de racheter la plupart des actifs de Wachovia, ce dernier aurait été acculé à la faillite le 30 septembre. LIBRE DE SURENCHÉRIR Citigroup avait remporté samedi soir une décision de justice favorable lui permettant de prolonger les négociations exclusives avec Wachovia. Cette décision a été infirmée en appel et Citigroup compte se pourvoir contre cet appel. Wachovia a de son côté saisi les tribunaux en référé dimanche pour empêcher Citigroup de s'ingérer dans ses arrangements avec Wells Fargo. Le référé a été refusé mais le juge concerné a décidé qu'il serait procédé à une audition mardi pour déterminer si l'accord d'exclusivité qui, selon Citigroup, doit empêcher Wells Fargo d'entrer dans la danse, est applicable ou pas. Wachovia affirme que son accord avec Wells Fargo sert aux mieux les intérêts de ses actionnaires, de son personnel et du contribuable. Wells Fargo dit lui que son accord avec Wachovia est contraignant et est plus attrayant pour les actionnaires de sa cible. Ce qui n'a pas empêché une porte-parole de Wachovia de déclarer dimanche que Citigroup était libre de surenchérir. Par ailleurs, Wachovia a un autre argument dans sa manche pour justifier son revirement. Selon elle, l'accord de renflouement du système financier de 700 milliards de dollars signé par le président George W. Bush la semaine dernière comporte une clause invalidant son accord d'exclusivité avec Citigroup. De son côté, la Fed pousse Wells Fargo à étudier diverses options, comme reprendre les agences Wachovia dans le sud-est et en Californie, sa gestion d'actifs et son courtage aux particuliers, rapporte le Wall Street Journal, citant des personnes proches des discussions. Selon le compromis mûri par la Fed, Citigroup reprendrait les agences de Wachovia dans le nord-est et les régions de Boston et Philadelphie. Ce compromis, en outre, ne prévoit pas d'intervention de l'Etat, ajoute le Wall Street Journal. Citigroup de son côté a proposé de bonifier sensiblement son offre, écrit encore le WSJ, citant des personnes au fait du dossier. Dans le contexte de crise actuel, les banques retrouvent les vertus du réseau d'agences, source de revenu stable en un moment où les sources de financement sur les marchés sont excessivement limitées; d'où l'intérêt que suscite le réseau de plus de 3.000 agences de Wachovia, surtout pour Citigroup qui a inscrit au bilan une soixantaine de milliards de dépréciations et de pertes liées à la crise du crédit. Version française Wilfrid Exbrayat et Nicole Dupont |
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