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| W Street a clôturé la semaine sur une note mitigée | |
| Lundi 08 Septembre 2008 à 07:31 Catégorie : Point de Marché | |
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(CercleFinance.com) - Wall Street clôture la semaine sur une note mitigée: le Nasdaq (-0,15%) aligne une 5ème séance de baisse consécutive (la perte cumulée a atteint jusqu'à -8% avant de se réduire à -6,5% et -4,75% sur la semaine) mais le dow Jones rebondit de +0,3% (après une chute verticale de -750Pts par rapport à mardi matin, soit pratiquement -7% d'une seule traite, c'était sans précédent depuis la mi-janvier). Cette semaine -écourtée par le 'Labor Day' lundi- demeurera cependant une des plus négatives observée depuis début novembre puis fin décembre 2007. Le vent de déprime qui a soufflé sur Wall Street était relativement inattendu puisque le mois de septembre avait débuté sur une nette consolidation du pétrole (qui clôture au contact des 106$) et une progression du Dollar (au-delà des 1.45/E) qui constituait le prolongement naturel du relèvement des estimations du PIB américain au 2ème trimestre). Le basculement psychologique invoqué -et qui découlerait de la peur d'une dégradation du marché du travail (confirmée ce vendredi)- semble un prétexte un peu mince car la situation se dégrade régulièrement depuis plus de 9 mois (et même 21 mois dans le secteur immobilier). 'Le vrai problème, c'est que les investisseurs ont réalisé jeudi que les secteur de l'immobilier et les marchés de capitaux resteraient enlisés dans leurs difficultés plus longtemps que prévu', explique Al Goldman, stratège chez Wachovia Securities. 'C'est embêtant, car les investisseurs se comportaient justement, depuis le début du mois de juillet, comme si la glissade était terminée et que de meilleurs jours étaient à venir', ajoute-t-il. Mais cela ne répond pas à la question suivante; pourquoi donc cette soudaine et douloureuse 'prise de conscience' au début du mois de septembre alors que le spectaculaire repli du pétrole vient justement tempérer les craintes de voir la consommation s'effondrer (dans la pire des hypothèses) cet automne ? En ce qui concerne l'emploi, les derniers chiffres du Département du Travail confirment que le marché de l'emploi américain s'est contracté pour le huitième mois d'affilée en août avec la destruction de 84.000 emplois, une contraction conforme au consensus (-90.000 emplois). Sans surprise, ces pertes se sont accompagnées d'une très nette remontée du taux de chômage, ce dernier ayant augmenté de 0,4 point pour atteindre 6,1% le mois dernier. Le 'fait accompli' semble avoir joué en toute fin de séance ce vendredi avec quelques rachats à bon compte (Fannie Mae rebondit quand même de +9%, Lehman de +6%, Bank of America et AIG de +5,3%) dans le secteur des financières amors que le Trésor américain mettrait la dernière main à un nouveau plan de stabilisation des GSE (ce sont Freddie Mac et Fannie Mae qui en seraient les principaux bénéficiaires). Le Nasdaq n'a pu repasser dans le vert malgré le bond de +31% de Sandisk: le fabriquant de mémoires flash intéresserait Samsung (rachat partiel ou prise de contrôle... pas de certitudes à l'heure actuelle). Les 'techno' restaient globalement affectées par le plongeon de -10% du titre Nokia qui a revu à la baisse son objectif de part de marché pour le 3ème trimestre en raison d'une concurrence accrue sur le marché de la téléphonie mobile (et notamment de la part du corée Samsung). National Semiconductor abandonnait 2,7% après avoir fait état d'un résultat net de 80 millions de dollars au titre de son premier trimestre 2008-2009, soit un BPA de 33 cents, en légère baisse par rapport aux 83 millions (34 cents par action) enregistrés au quatrième trimestre 2007-2008. La semaine qui s'achève invalide la tendance positive qui se dessinait depuis la mi-juillet et Wall Street perçpot cliarement la remontée de +3% du Dollar cette semaine (contre Euro) comme un handicap pour les exportatrices. Un rebond techniques des indices US pourrait se dessiner la semaine prochaine mais le marché a démontré une vulnérabilité insoupçonnée: la meilleure hypothèse serait que des fonds qui ont été laminés sur le marché des matières premières depuis la mi-juillet (Ospraie Management a jeté l'éponge après avoir perdu 1 milliard de $ au mois d'août) se soient retrouvés contraints de vendre à tout prix cette semaine. La chute des indices US n'aurait alors pas le caractère 'fondamental' et inexorable que les commentateurs redoutent depuis le 2 septembre dernier. Ph Béchade Copyright (c) 2008 CercleFinance.com. Tous droits réservés. |
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