PARIS (Reuters) -
Vinci a fait état jeudi de discussions avec
Areva pour répondre éventuellement à des appelsd'offres en commun pour des centrales EPR mais a démenti toute volonté de contrer
Bouygues, qui veut entrerau capital du groupe nucléaire.
"Il y a effectivement des discussions pour éventuellement nouer des partenariats pour répondre ensemble à des appels d'offres, mais c'est tout (...) Il s'agit de début de discussions comme des entreprises telles que Vinciet
Areva peuvent en avoir, rien n'est signé", a dit une porte-parole de
Vinci en confirmant une information deChallenges.
"Il n'y a pas de partenariat exclusif dans le but de contrer
Bouygues", a-t-elle ajouté.
Challenges explique sur son site Internet que l'accord concernerait les futurs réacteurs EPR qu'
Areva pourraitconstruire en Europe de l'Est, au Royaume-Uni, au Maroc, en Algérie et en Egypte.
Bouygues est chargé des travaux de génie civil sur la première centrale de ce type actuellement construite parAreva en Finlande, ainsi que sur la seconde, à Flamanville, dans la Manche.
"La présidente du directoire d'
Areva,
Anne Lauvergeon, a rencontré à plusieurs reprises le patron non-exécutifde
Vinci,
Yves-Thibault de Silguy, pour lui proposer un tel partenariat afin de contrer les visées de
Bouygues surson capital", ajoute-t-il sans citer de source.
Bouygues n'a pas caché ces derniers mois son intérêt pour participer à la restructuration de la filière nucléaire.Le groupe de B-TP et de communications contrôle près d'un tiers du capital d'
Alstom, dont le P-DG Patrick Kronest également favorable à un rapprochement avec
Areva.
Selon le magazine économique,
Vinci et
Areva sont convenus "de se revoir fin janvier afin de commencer lesdiscussions, sur la base d'un document de travail 'de trois ou quatre pages' que les équipes de
Vinci sont entrain de préparer et qui stipulera que
Vinci et
Areva préparent ensemble les dossiers d'appel d'offres dans lecadre d'un consortium".
Chez
Areva et chez
Bouygues, on s'est refusé à tout commentaire.
William Emmanuel et Benjamin Mallet
Yves-Thibault de Silguy, patron non-exécutif de
Vinci.
Vinci discute avec
Areva pour répondre à des appels d'offre. Une porte-parole de Vinvi a cependant indiqué qu'il n'était pas question de partenariat exclusif dans le but de contrer
Bouygues - contrairement à ce qu'indique le magazine Challenges - alors que
Bouygues ne cache pas sa volonté d'entrer au capital du groupe nucléaire. /Photo prise le 12 décembre 2007/REUTERS/Patrick Kovarik/Pool