(La Vie Financière) -
Après une hausse trimestrielle de 15 % de vos ventes, allez-vous rehausser votre objectif de croissance pour l’ensemble de 2008 ?
Ces huit dernières années, notre chiffre d’affaires a gagné 15 % par an, en moyenne. L’an passé, les ventes se sont encore appréciées de 16 % à 147,1 millions d’euros. Cette expansion soutenue devrait donc perdurer. Stallergenes bénéficie, en effet, du développement rapide des allergies dans bon nombre de pays industrialisés. S’agissant de 2008, nous préférons rester prudents et maintenir notre objectif d’une croissance des facturations d’au moins 10 %.
Vous avez déposé une demande d’autorisation de mise sur le marché allemand de votre nouveau comprimé Oralair Graminées, contre le rhume des foins. Quand espérez-vous bientôt obtenir l’approbation ?
Ce dossier est actuellement en phase finale d’examen par les autorités allemandes et nous espérons obtenir une prochaine mise sur le marché de ce comprimé. Mais, je ne peux malheureusement pas vous donner de date précise. Nous restons confiants. Et nous pourrions commercialiser ce médicament à un prix plus raisonnable que celui auquel est vendu le produit concurrent, déjà sur le marché (Grazax). Dès que nous obtiendrons une autorisation de mise sur le marché outre-Rhin, nous lancerons Oralair Graminées dans les autres pays européens, après une procédure de reconnaissance mutuelle.
Où en sont vos recherches d’un partenaire américain ?
Nous menons actuellement des « discussions approfondies » en vue trouver un partenaire aux Etats-Unis et au Japon pour co-commercialiser Oralair. Cette alliance pourrait prendre la forme d’un accord commercial, voire capitalistique. Si ce dernier scénario devait être privilégié,
Wendel, propriétaire de 47 % du capital de Stallergenes, a annoncé qu’il était prêt à l’envisager.
Quel devrait être l’impact des coûts de lancement d’Oralair Graminées sur vos résultats ?
Avant de commercialiser ce médicament aux Etats-Unis, nous allons devoir mener outre-Atlantique de nouvelles études cliniques, ce qui nécessitera un investissement que nous évaluons à 4 millions d’euros en 2008. Si la société engageait seule ces dépenses, ses résultats pourraient rester stables cette année, voire légèrement régresser. Mais partager ce poids financier avec un partenaire permettrait de diminuer l’impact négatif sur notre marge bénéficiaire.
Christine Colmont