(La Vie Financière) - « L’évolution du titre n’est en ligne ni avec nos performances, ni avec nos prévisions de croissance, » a déclaré Sian Herbert-Jones, directrice financière de Sodexho devant un parterre d’actionnaires en fin d’après-midi, mardi. Depuis ses plus hauts annuels, fin avril 2007, le titre Sodexho a reculé de 30%.
Cette évolution liée aux craintes de récession en Amérique du Nord (40% du chiffre d’affaires), qui s’amplifient ces derniers jours. « Notre exposition aux Etats-Unis est une force et non une faiblesse, » a pourtant déclaré
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Bellon, fondateur du groupe. Et d’ajouter que Sodexho était très content de sa position dans un pays qui reste la première puissance économique mondiale et dont la démographie augmente.
En clair, Sodexho qui s’écrira bientôt sans « h », ne court aucun risque, hormis le fait que la faiblesse du billet vert pèse sur les résultats par le simple effet de conversion en euro des comptes libellés en dollars.
« Véritable machine à cash », selon les dires même de son président, le groupe, qui versera cette année un dividende de 1,15 euro, compte continuer à distribuer une partie significative de ses résultats à ses actionnaires. Et comme l’a malicieusement fait remarquer
Bellon-248.html'>Pierre
Bellon, dans une période de tempête boursière, on a tout intérêt à conserver une action qui assure 3,5% de rendement, un niveau peu éloigné du rendement d’une obligation.
Et que les actionnaires de la première heure se rassurent ! Depuis l’introduction en Bourse en 1983, le cours de Sodexho a été multiplié par 31, soit une évolution 2 fois supérieure à celle du
CAC 40, qui correspond à une hausse de 15% par an en moyenne. Un bon placement de long terme, en somme.
Perrine Delfortrie