(La Vie Financière) - Dans une interview au magazine La Vie Financière à paraître demain,
Frédéric Oudéa, 44 ans, qui a pris les rênes de la Générale le 12 mai dernier, estime que sa banque est armée pour se développer seule. Malgré la crise et l’affaire Kerviel, « nous avons globalement connu une formidable résistance de nos fonds de commerce ». Pour se prémunir à l’avenir d’une nouvelle fraude de ce type, la banque renforcera ses systèmes de contrôle, ce qui lui coûtera cette année entre 50 et 100 millions d’euros.
Après la levée de fonds de 5,5 milliards d’euros intervenue en février, « notre entreprise à une structure financière très solide » précise
Frédéric Oudéa, qui conclut « nous ne prévoyons pas d’appel au marché. » Quant à la Banque de Financement et d’Investissement (BFI), activité qui occasionne tant de soucis aux
banques, le directeur général rappelle que « c’est elle qui nous a permis de financer une grande partie de nos acquisitions de banque de détail à l’étranger et je continue à croire au potentiel de croissance des trois métiers sur lesquels notre BFI est centrée. » En d’autres termes, il n’envisage pas de réduire significativement la voilure sur ces métiers, à l’inverse des décisions prises par le
Crédit Agricole.
Marie Jeanne Pasquette et Christophe Descamps