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| Schaeffler veut une issue amicale à son offre sur Continental | |||
| Vendredi 18 Juillet 2008 à 11:13 Catégorie : International | |||
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FRANCFORT/WOLFSBOURG (Reuters) - Le spécialiste allemand des roulements à bille Schaeffler, qui a lancé mardi une offre surprise de 11,2 milliards d'euros sur Continental, déclare qu'il ne souhaite pas réaliser une prise de contrôle hostile de ce dernier. "Nous ne souhaitons pas arriver à une prise de contrôle hostile. Nous voulons trouver une solution amicale", a dit à Reuters un porte-parole de Schaeffler. L'entreprise familiale a par ailleurs indiqué ne pas être en discussions avec des investisseurs financiers sur ce dossier. Plus tôt dans la journée, le président du directoire de Volkswagen avait déclaré être favorable à une fusion entre Continental et Schaeffler mais avait également averti des risques d'une offre hostile de ce dernier. "Je ne verrais pas d'un bon oeil une lutte de pouvoir autour d'une offre hostile (...). Cela me poserait problème qu'il y ait une bataille de plusieurs mois", a déclaré Martin Winterkorn. Il avait ajouté qu'il était favorable à un accord de fusion, alors que Volkswagen, premier constructeur automobile européen, est l'un des plus gros clients tant de Schaeffler que de Continental, qui fabrique aussi bien des pneumatiques que des systèmes de freinage. Manfred Wennemer, le président du directoire de Continental, considère que l'offre est trop basse et opportuniste et qu'elle pourrait déboucher sur un démantèlement. Sa position a cependant été fragilisée jeudi par les déclarations du président du conseil de surveillance de Continental, Hubertus von Gruenberg, qui a estimé que le groupe aurait du mal à se défendre. La prise de position de Martin Winterkorn laisse également supposer que Volkswagen n'interviendra pas comme chevalier blanc de Continental ou ne présentera pas d'offre amicale. "Au moment où nous nous impliquerions dans ce dossier, ce fournisseur serait bloqué pour les autres constructeurs", a-t-il expliqué. L'offre de Schaeffler, si elle était couronnée de succès, ferait de la nouvelle entité un concurrent sérieux de Robert Bosch pour la place de numéro deux mondial des équipements automobiles, derrière le japonais Denso. Vers 8h45 GMT, le titre Continental s'inscrit en légère baisse de 0,08%, à 72,04 euros, à la Bourse de Francfort. Jan Schwartz et Christiaan Hetzner, version française Julien Toyer |
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