PARIS (Dow Jones)--Le groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis SA (12057.FR) a annoncé samedi les résultat positifs d'une étude concernant son traitement du diabète Lantus.
Les résultats d'une nouvelle étude présentés lors des 68e sessions scientifiques annuelles de l'American Diabetes Association (
ADA) confortent l'importance de débuter rapidement une insulinothérapie lorsqu'un patient diabétique de type 2 ne parvient pas à atteindre les objectifs glycémiques recommandés au moyen du régime alimentaire, de l'exercice physique et des antidiabétiques oraux. Dans l'étude clinique TULIP (Testing the Usefulness of Lantus when Initiated Promptly in patients with type 2 diabetes), 66 % des patients ayant débuté un traitement par l'insuline basale à durée d'action prolongée Lantus(insuline glargine [origine ADNr], solution injectable) ont atteint un taux d'HbA1C < 7 %, le taux cible recommandé par l'
ADA pour le contrôle glycémique, tandis que seulement 38 % des patients du groupe de prise en charge hygiéno -diététique ont pu atteindre le taux cible recommandé.
Dans le souci de contribuer à orienter les décisions thérapeutiques, l'
ADA et l 'Association Européenne pour l'Etude du Diabète (EASD) ont élaboré un algorithme de consensus pour le diabète de type 2 qui demande aux prestataires de soins et aux patients diabétiques de débuter une insulinothérapie lorsqu'un taux d'HbA1C < 7 % n'est pas atteint au moyen d'antidiabétiques oraux et d'une prise en charge hygiéno-diététique.
Or les médecins attendent généralement que le taux d'HbA1C approche les 9% avant de mettre en route l'insulinothérapie. D'une manière générale , toute diminution d'un point de pourcentage du taux sanguin d'HbA1C (par exemple de 8,0 % à 7,0 %) réduit de 40% le risque de complications microvasculaires (oculaires, rénales et neurologiques).
L'effet indésirable le plus fréquent de toute insuline, y compris Lantus, est l'hypoglycémie, qui peut être grave. Dans le groupe LANTUS® de l'étude TULIP, il y a eu 4,2 ± 6,6 (p < 0,0001) épisodes d'hypoglycémie symptomatique, 0,7 ± 2,1 (p = 0,0011) épisodes d' hypoglycémie nocturne et 0,04 ± 0,35 (p = 0,147) épisodes d'hypoglycémie sévère rapportés par patient par an. Aucun patient n'a toutefois abandonné l'étude en raison d'une hypoglycémie.
"Lorsque les objectifs glycémiques ne sont pas atteints par le régime alimentaire, l'exercice physique et les antidiabétiques oraux administrés à la dose maximale tolérée, cela signifie que les patients diabétiques de type 2 ont atteint un moment critique de l'évolution de leur maladie", a précisé le Pr André Grimaldi, chef du service de diabétologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, France. "Les résultats observés dans l'étude TULIP démontrent l'intérêt de suivre les recommandations thérapeutiques de l'
ADA/EASD en débutant en temps opportun un traitement par insuline basale".
(END) Dow Jones Newswires
June 09, 2008 02:30 ET (06:30 GMT)