PARIS (AFP)--Le motoriste Safran n'est pas responsable des nouveaux retards de l'avion de transport militaire A400M du groupe européen
EADS et exclut de payer des compensations, a affirmé vendredi un haut reponsable du groupe français.
La possibilité de compensations versées Ã
EADS "n'est pas sur la table, tout simplement parce qu'il n'y a pas de raison, dans la mesure où nous avons livré ce que nous devions livrer dans les temps", a déclaré à l'AFP un membre de la direction générale de Safran, qui participe à la motorisation de l'A400M au sein du consortium européen EPI (avec le britannique Rolls Royce, l'espagnol ITP et l'allemand MTU).
EADS avait annoncé jeudi qu'il reportait le premier vol de l'A400M à une date indéterminée en raison "de la non disponibilité du système de propulsion".
Les responsables d'
EADS "essaient d'échapper à leur responsabilité", a jugé ce responsable de Safran, pour qui le retard "n'est pas dû au moteur".
Le banc d'essai volant, un avion C-130 équipé des moteurs de l'A400M et qui n'a toujours pas volé, "est sous la responsabilité de l'avionneur et non pas du motoriste", a-t-il souligné.
Par ailleurs le moteur a été fourni à la société britannique Marshall Aerospace, chargée du banc volant, "à la fin de l'année 2007 et nous avons obtenu l'autorisation de vol pour ce moteur en avril 2008: ça fait six mois que notre moteur est prêt à voler", a-t-il poursuivi.
Le choix de faire des essais sur un C-130 "est un choix d'Airbus Military (filiale de
EADS chargée de l'A400M, ndlr) et visiblement c'est un choix qui soulève des difficultés", selon lui.
De plus, "nous avons également livré huit moteurs pour les vols d'essai", a-t-il ajouté.
Plus généralement, "l'intégration du système propulsif", qui ne comprend pas seulement le moteur mais aussi les nacelles, hélices, attaches moteurs et des systèmes associés, "est une responsabilité de l'avionneur", a commenté ce responsable.
En outre, le logiciel de régulation du moteur fourni par l'allemand MTU, ne pose pas de problèmes actuellement, a-t-il estimé.
Les
dirigeants d'
EADS ont, à plusieurs reprises, souligné la complexité de la motorisation et les problèmes posés par le système de régulation électronique du moteur.
Les nouveaux retards de l'A400M, qui avait déjà obligé
EADS Ã passer 1,37 milliard d'euros de provision l'an dernier, devraient se traduire par de nouvelles provisions, selon des analystes.
(END) Dow Jones Newswires
September 26, 2008 07:11 ET (11:11 GMT)