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| Pour survivre à la crise, la banque RBS subira une métamorphose | |||
| Lundi 13 Octobre 2008 à 17:38 Catégorie : International | |||
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par Steve Slater LONDRES (Reuters) - Il y a un an, la Royal Bank of Scotland participait au plus grand rachat jamais entrepris dans le secteur bancaire en acquérant une partie importante des activités du groupe néerlandais ABN Amro, une opération de plus de 70 milliards d'euros au total. La crise financière a depuis fait son oeuvre, et la banque écossaise, vieille de 281 ans, est en quête de 30 milliards de livres (38 milliards d'euros) pour se renflouer et risque de voir la majorité de son capital passer aux mains de l'Etat. "L'effet de levier, c'est formidable en période prospère, mais cela devient terriblement dangereux quand la situation est difficile", a admis le président de RBS, Tom McKillop. La banque d'Edimbourg a présenté lundi un projet d'augmentation de capital de 20 milliards de livres. Mais si les investisseurs ne répondent pas à cet appel, elle risque de voir l'Etat monter à 57% de son capital. Le titre RBS, déjà mal en point, cédait 15,30% vers 14h45 GMT à la Bourse de Londres, à 60,7 pence. Au printemps 2007, l'action valait près de six livres. Selon des intervenants, les investisseurs craignent que la banque ne soit pas en mesure de verser de dividendes pendant plusieurs années en raison de la forte détérioration du marché de l'immobilier commercial et résidentiel en Grande-Bretagne. RBS a déjà levé 12 milliards de livres en juin, ce qui ne a pas empêché sa capitalisation boursière de tomber depuis sous ce montant. LES PRINCIPAUX DIRIGEANTS REMPLACÉS La banque reconnaît aujourd'hui la nécessité du plan gouvernemental, après les faillites bancaires provoquées par la crise. L'équipe dirigeante s'apprête en outre à subir de profonds changements. McKillop quittera la présidence dès que l'actuel directeur général, Fred Goodwin, aura été remplacé par Stephen Hester. Ce dernier, actuel PDG de l'entreprise immobilière British Land, n'a rejoint le conseil d'administration de RBS qu'il y a douze jours. Goodwin dirigeait RBS depuis huit ans. Le chef de la branche investissements de RBS, Johnny Cameron, doit également être remplacé. Selon Mark Burgess, analyste chez Legal & General, l'un des principaux investisseurs de RBS, les changements au sein de la direction sont nécessaires pour lancer "une approche et une stratégie neuves". Hester, qui aura pour tâche de conduire cette nouvelle stratégie, a déjà indiqué qu'il n'y aurait "pas de vache sacrée", en réponse à une question sur l'éventualité d'une cession de la banque américaine Citizens. "Quand tout cela sera terminé (...) nous serons une puissante banque internationale conduisant des opérations mondiales, qui auront toutefois un aspect différent en termes de prise de risques et de relation avec le client", a-t-il affirmé. RBS a annoncé qu'elle vendrait certains de ses actifs, mais n'a pas précisément indiqué lesquels. La branche assurance devrait néanmoins faire partie des cessions, et des négociations sont en cours avec "quelques" parties intéressées. Les analystes estiment cependant que la banque écossaise ne parviendra pas à tirer de cette branche le montant de sept milliards de livres qu'elle en espère. Avec Dominic Lau, version française Gregory Schwartz |
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