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| Paris cherche des alliés contre le projet d'accord OMC | |||
| Lundi 28 Juillet 2008 à 18:51 Catégorie : Point de Marché | |||
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PARIS (Reuters) - Le gouvernement français cherche à obtenir le soutien d'autres pays européens pour s'opposer au projet d'accord en discussion à l'OMC, apprend-on de sources diplomatique et ministérielle. Après des rencontres au niveau inférieur, une réunion ministérielle devait avoir lieu à Genève en fin de soirée entre la France et au moins six "pays amis", dont l'Italie, la Pologne et le Portugal, dit un diplomate impliqué dans les négociations. Le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, qui négocie au nom des Vingt-Sept, a reconnu que les négociations destinées à clore le cycle de Doha lancé en 2001 étaient compliquées et nécessitaient plus de temps. Les pays membres de l'UE ont un droit de veto sur l'accord final négocié par le commissaire, qui avait obtenu samedi le ralliement de la plupart des Etats européens à une tentative de sauvetage de l'accord de libéralisation des échanges mondiaux. A Paris, le Premier ministre, François Fillon, a redit l'opposition de la France au projet d'accord "en l'état" à l'issue d'un comité interministériel qu'il a réuni lundi. "Une action décisive devait être d'urgence entreprise par la Commission européenne" sur les points d'achoppement que sont les appellations d'origine et les "intérêts industriels européens face aux grands pays émergents", dit un communiqué diffusé par les services du Premier ministre. UN FRONT COMMUN S'ESQUISSE Les signes d'un front commun en construction se sont multipliés depuis le milieu de la journée. "Il est clair que la France en tant qu'Etat membre et pas en tant que présidente de l'UE, essaie de rallier certains partenaires à sa thèse", a-t-on dit de source ministérielle française. Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, et la secrétaire d'Etat chargée du Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, "ne sont pas à Genève pour se balader au bord du lac", a-t-on ajouté de même source. "Ce qui est clair aussi, c'est qu'au fil des heures la configuration des pays prêts à signer se modifie et pas seulement pour des divergences sur des sujets agricoles", a-t-on souligné. Selon le diplomate, cette réunion entre "pays sur la même ligne", à laquelle pourrait se joindre l'Espagne, s'impose dès lundi "parce que les négociations avancent" et que "les textes vont sortir assez rapidement, sans doute ce soir". "Ensuite, les Etats membres n'auront que dix à douze heures pour se prononcer. Mieux vaut en discuter avant", a-t-il expliqué. Le cycle de Doha a été lancé il y a sept ans avec pour objectif de stimuler l'économie mondiale et de contribuer à la lutte contre la pauvreté. "La France est plus que jamais attachée à la promotion du développement, notamment des pays les plus pauvres, qui est l'objectif du cycle actuellement en cours", lit-on dans le communiqué publié à l'issue du conseil des ministres français. "Si l'Europe doit jouer un rôle moteur à cet égard, elle doit aussi assurer la protection des intérêts européens avec vigilance et sans naïveté, notamment à l'égard des grands pays émergents", poursuit le texte. Sybille de La Hamaide, édité par Laure Bretton et Gilles Trequesser |
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