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| Nicolas Sarkozy demande aux banques de relancer le crédit | |||
| Mardi 14 Octobre 2008 à 14:17 Catégorie : Point de Marché | |||
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PARIS (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy a demandé aux banques françaises, qui vont bénéficier d'un plan de soutien de 360 milliards d'euros, de relancer le crédit, mis à mal par la crise financière internationale. Au lendemain de l'annonce de ce plan, il a réuni au Palais de l'Elysée les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises pour la troisième fois en 15 jours. Il avait également invité, cette fois, deux dirigeants du patronat français : la présidence du Medef, Laurence Parisot, et son homologue de la CGPME, Jean-François Roubaud. A l'issue de la réunion, le président de la Fédération bancaire française (FBF) a estimé que les mesures arrêtées lundi en conseil des ministres répondaient "parfaitement aux besoins de l'économie et aux besoins des banques". "Les banques vont se réunir dès cet après-midi pour engager le processus de mise en oeuvre qui leur revient", a dit Georges Pauget. "D'ores et déjà nous avons assuré les pouvoirs publics de notre volonté de faire pleinement et de façon responsable le métier de financement de l'économie qui nous échoit." "Nous nous engageons à proposer une offre de crédit, notamment aux ménages et aux petites et moyennes entreprises, qui réponde aux besoins exprimés. Nous en avons désormais les moyens", a-t-il ajouté. Selon un communiqué de l'Elysée, les banques donneront "immédiatement" à leurs réseaux des instructions pour que les dossiers de financement des investissements et des besoins des de trésorerie des entreprises, grandes ou petites, "soient traités sans délais et sans contraintes supplémentaires". Il a également été décidé, lors de la réunion de l'Elysée, que la profession et le ministère de l'Economie mettraient en place une cellule de suivi des prêts relais aux ménages. Elle aura pour mission de "s'assurer que les ménages disposeront des moyens de mener à terme les achats immobiliers en cours", précise la présidence française. Le conseil des ministres a présenté lundi un projet de loi, soumis dès ce mardi au Parlement, qui met en oeuvre la stratégie arrêtée dimanche par le sommet de l'Eurogroupe à Paris. Ce plan prévoit des garanties de l'Etat sur les financements à moyen terme des banques jusqu'à 320 milliards d'euros et la possibilité de lever jusqu'à 40 milliards d'euros, également avec la garantie de l'Etat, pour renforcer en cas de besoin les fonds propres des établissements en difficulté mais solvables. LIMITER LES RISQUES DE RÉCESSION L'objectif est de débloquer le marché interbancaire, dont la paralysie, depuis quelques semaines, a amené les banques à réduire leur offre de crédit. Selon Laurence Parisot, Nicolas Sarkozy "a insisté sur le fait que tout le monde devait jouer le jeu, que maintenant qu'on avait à la disposition des banques toutes les modalités de sécurisation, il fallait que cela permette d'irriguer toute l'économie", en particulier les PME. Il s'agit avant tout de "limiter le plus possible les risques de récession", a souligné la présidente du Medef. "On sait tous que les entreprises, aujourd'hui, révisent leur budget 2009 plutôt à la baisse", a-t-elle souligné. "On fait tout pour éviter que ça n'impacte trop gravement l'emploi." Jean-François Roubaud a pour sa part émis l'espoir que le message du chef de l'Etat serait reçu par les banques afin d'aider les entreprises à faire face à leurs difficultés de trésorerie et de financements à moyen ou long terme. "J'étais inquiet et je suis toujours inquiet", a-t-il dit. "Mais je pense que les dispositions prises par le gouvernement, si elles sont bien relayées par les banques, devraient pouvoir amener la souplesse dont on a besoin aujourd'hui." Laurence Parisot a estimé que les banques françaises feraient sans doute appel à la garantie de l'Etat sur le marché interbancaire mais qu'aucune ne semblait envisager, pour le moment, de recourir à la nouvelle Société de prises de participations de l'Etat pour consolider leurs fonds propres. "Il n'y a pas d'urgence pour le moment. C'est plus tard, si telle ou telle banque, pour des raisons de développement, a besoin d'y recourir, qu'elle pourra le faire", a-t-elle dit. En revanche, il a été décidé à la réunion de l'Elysée, que les conseils d'administration des banques et des compagnies d'assurance adopteraient "dans les plus brefs délais" le code de bonne conduite proposé par le Medef et l'Association française des entreprises privées pour les rémunérations des dirigeants. Ce code, élaboré sous la pression de l'Elysée, devrait notamment conduire à la fin des "parachutes dorés" pour les dirigeants de société démis pour gestion défaillante. Laurence Parisot a enfin annoncé qu'elle réunirait vendredi à Paris ses homologues américain, anglais, allemand et italien. Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry |
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