(La Vie Financière) - Les résultats 2007 de Netgem sont plutôt de bonne facture : forte croissance (un chiffre d’affaires en hausse de 33 %, à 70 millions d’euros) et bénéfice net en progression de 20 % à 9,5 millions d’euros. La capacité de la société à générer du cash se retrouve évidemment dans le bilan, avec une trésorerie nette de plus de 17 millions d’euros, contre 10 millions fin 2006.
Cependant, en raison de l’augmentation des frais fixes, liée à une politique active de recrutement, la marge d’exploitation recule de plus de 3 points en un an, à 9,6 %. Et il ne faut pas a priori s’attendre à une amélioration de la rentabilité dès cette année.
Tout d’abord, la croissance du chiffre d’affaires devrait être sensiblement plus molle. « Le marché des opérateurs télécoms étant mature en France, on peut s’attendre à ce qu’il contribue de façon équivalente à notre chiffre d’affaires en 2008 qu’en 2007 », explique
Joseph Haddad, le Pdg de Netgem. Et si la société peut compter sur plusieurs relais de croissance – lancement d’une gamme de produits sous sa marque, développement des ventes à l’international, potentiel de la société
Glowria, le spécialiste de location de vidéo par Internet, acquise fin 2007 – les retombées ne devrait pas se matérialiser de manière significative avant le second semestre.
Ensuite, Netgem va intégrer dans ses comptes le spécialiste de la location de vidéos sur Internet
Glowria, qui devrait continuer à accuser des pertes en 2008 et pèsera ainsi sur la rentabilité. « Je préfère ne pas me prêter au jeu des prévisions pour 2008. Mais nous tablons sur un retour à l’équilibre de
Glowria en 2009 au plus tard », souligne
Joseph Haddad.
Dans ces conditions, la marge d’exploitation pourrait encore diminuer en 2008. A plus long terme, en revanche, la stratégie de la direction, qui vise à faire grimper le poids des activités de services, au potentiel de rentabilité plus élevé, devraient porter ses fuits.
A moyen terme, « Netgem doit être capable, en rythme de croisière, de dégager une marge d’exploitation de l’ordre de 10 % », assure
Joseph Haddad.
Frédéric Cazenave
Retrouvez demain matin l'interview exclusive de Joseph Haddad sur lavf.com