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| Les constructeurs autos confiants sur le calendrier anti-CO2 | |||
| Mercredi 05 Mars 2008 à 17:01 Catégorie : Point de Marché | |||
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par Gilles Castonguay GENEVE (Reuters) - Les constructeurs automobiles se montrent de plus en plus optimistes sur la possibilité d'un aménagement du calendrier fixé par l'Union européenne pour la réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) de leurs modèles, un important point de friction entre les industriels et la Commission de Bruxelles. Pour lutter contre le réchauffement climatique, cette dernière a élaboré un projet contraignant qui prévoit de lourdes amendes pour les constructeurs qui ne respecteraient pas les nouvelles règles. L'exécutif communautaire souhaite que la moyenne des émissions de CO2 du parc automobile dans l'Union soit ramenée à 120 grammes par kilomètre d'ici 2012. Mais les constructeurs réclament au moins trois ans supplémentaires pour atteindre cet objectif, expliquant que les investissements à engager pénaliseraient l'ensemble du secteur. Alors que les ministres de l'Union et le parlement européen débattent du projet, les constructeurs sont de plus en plus confiants dans la possibilité d'obtenir des aménagements, selon l'OICA, l'Organisation internationale des constructeurs automobiles. Xavier Fels, son vice-président, a déclaré mercredi lors du Salon automobile de Genève que la commission du parlement chargée d'étudier le projet avait donné des signes laissant entendre qu'elle était ouverte aux demandes des industriels. GM VEUT UNE COORDINATION MONDIALE Cette impression a été confirmée par la réunion des ministres de l'Environnement de l'Union lundi à Bruxelles, a-t-il ajouté. "Nous sommes confiants", a-t-il conclu devant des journalistes. Pour entrer en vigueur, le projet de la Commission doit obtenir l'aval des députés européens et une majorité qualifiée des 27 Etats membres de l'UE. Mardi, le patron de General Motors, Rick Wagoner, avait jugé que le problème des émissions de CO2 et de la consommation de carburant des voitures devait être traité à l'échelle mondiale. "Si un pays avance de cette manière sur le CO2 alors que la Chine et l'Inde ne font rien, il ne se passera rien", a-t-il prédit. De son côté, Sergio Marchionne, l'administrateur délégué de Fiat, qui préside l'ACEA, l'Association des constructeurs européens, a réaffirmé sa volonté de conclure un compromis avec la Commission. "Nous travaillons avec elle pour parvenir à une solution et modifier le calendrier", a-t-il dit mercredi. Cependant, pour Martin Lloyd, porte-parole de Greenpeace, "la Commission devrait s'en tenir à la limite de 2012". "Il faut qu'il y ait des pénalités (en cas de non respect des règles)", a-t-il ajouté. Avec la contribution de David Bailey, Andrea Mandala et Marcel Michelson, version française Marc Angrand |
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