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Le G7 promet d'agir après le chaos boursier
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Samedi 11 Octobre 2008 à 11:05
WASHINGTON (Reuters) - Les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G7 se sont engagés vendredi à prendre les mesures nécessaires pour restaurer la liquidité sur les marchés mais n'ont proposé aucune action collective pour sortir de la crise après une semaine de chaos sur les grandes places boursières de la planète.

Les grands argentiers de la planète n'ont pas retenu la proposition britannique de garantir les prêts interbancaires, que beaucoup voient comme un moyen crucial pour sortir de 14 mois de crise et de panique croissante sur les marchés financiers.

Leur communiqué porte sur cinq points: éviter les faillites; débloquer le crédit; permettre aux banques de lever des capitaux; protéger les dépôts bancaires; relancer le marché des crédits immobiliers.

Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a annoncé parallèlement que les Etats-Unis étaient en train de mettre sur pied un plan pour prendre si nécessaire des participations au capital des institutions financières pour faire cesser l'agitation sur les marchés.

Des analystes jugent cependant peu probable que le communiqué du G7 atténue le mouvement de panique qui balaie les places boursières de la planète depuis la faillite de la banque américaine Lehman Brothers et le gel des marchés interbancaires dans un contexte de méfiance généralisée.

"Je pense qu'ils auraient dû s'engager de manière beaucoup plus forte dans la lutte contre le gel du marché du crédit et contre l'absence totale de confiance que les marchés, d'action notamment, placent dans les dirigeants du G7", a estimé Enrique Alvarez, d'Ideaglobal à New York.

Avant la reprise des cotations, lundi, les regards se tournent maintenant vers la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement des 15 pays de l'Eurogroupe dimanche à Paris pour définir un plan d'action conjoint avec la Banque centrale européenne (BCE) face à la crise financière.

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et celui de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, participeront à ce sommet qui commencera à 17h00 à l'Elysée.

LA BOURSE DE PARIS A CHUTÉ DE 22% EN UNE SEMAINE

En attendant, les Bourses ont été victimes de ventes paniques, les investisseurs n'ayant pas anticipé de solution miracle de la réunion ministérielle du G7 et ayant préféré amasser des liquidités.

Même les informations sur la possibilité d'un plan de soutien de plus de 100 milliards d'euros aux banques allemandes n'ont pas suffi à enrayer cette tendance.

Wall Street a néanmoins fortement réduit ses pertes vendredi en clôture au terme d'une séance agitée. L'indice Dow Jones a fini en repli de 1,49%, à 8.451,19 points, après avoir connu des variations d'une amplitude de 1.000 points.

Sur la semaine, le Dow Jones et le S&P ont chuté de 18%. Pour le S&P, il s'agit de son bilan hebdomadaire le plus mauvais jamais enregistré.

Pour expliquer la débâcle de cette semaine, les opérateurs invoquent les appels de marges et les liquidations forcées de portefeuilles.

"On ne vend pas pour des raisons de valorisation. On ne vend pas parce que l'inflation et les taux d'intérêt sont orientés à la hausse. On vend simplement pour lever du capital", explique Owen Fitzpatrick, chez Deutsche Bank Private Wealth Management.

En clôture en Europe, l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cédait 7,83% à 849,29 points après avoir perdu jusqu'à 9,9%. A Paris, le CAC 40 a abandonné 7,73% à 3.176,49 points, après être tombé dans l'après-midi à 3.047,85, soit une chute de 11,46%.

Sur la semaine, le FTSEurofirst 300 s'est effondré de 22% pour revenir à son plus bas niveau de clôture depuis le 2 juillet 2003. Le CAC 40, lui, accuse un repli de 22,2% en cinq séances, du jamais vu depuis sa création, et il se retrouve au plus bas depuis septembre 2003.

La panique a été telle que des rumeurs de fermeture pure et simple des Bourses le temps de ramener le calme ont circulé. Euronext-3996.html'>NYSE Euronext, l'opérateur des places de Paris, Amsterdam et Bruxelles, a assuré ne pas envisager une telle mesure.

L'or a également été très volatil. Le cours de l'once de métal fin a évolué dans une fourchette de plus de 100 dollars. Le contrat décembre sur le Comex américain a fini en repli de 3% ou 27,50 dollars à 859 dollars l'once.

La peur d'une récession marquée et prolongée a accentué la baisse des prix pétroliers. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le brut pour livraison novembre a fini en repli de 8,89 dollars ou 10,27% à 77,70 dollars le baril.

Marc Angrand, Nicole Dupont, Henri-Pierre André et Danielle Rouquié


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