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| La croissance flanche... serrez vos ceintures ! | |
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Vendredi 25 Avril 2008 à 14:48
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Edito
Sur fond de ralentissement de la croissance économique mondiale, les politiques d'austérité refont surface. Elles seront d'autant plus sévères que les Etats sont endettés, comme la France ou l'Italie.
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(La Vie Financière) - Les marchés d'actions reprennent un peu d'altitude depuis fin mars, du moins sur les places occidentales. Car, en Chine, l'indice local, le Shanghai Composite, s'est écroulé dans la plus grande indifférence médiatique. Alors qu'il avait enregistré un plus-haut à 6 092 points, le 16 octobre 2007, il a touché un plus-bas à moins de 3 000 points lundi. Quand on observe la tournure des événements aux Etats-Unis, ravagés par les excès du crédit, et, dans une moindre mesure, en Grande-Bretagne, on réalise à quel point l'Europe, la « vieille Europe » selon ses détracteurs, fait figure de continent aux moeurs, au climat et à l'économie tempérés.
Un jeu de dupes Cependant, notre situation géographique ne nous protège pas des aléas des grands cycles économiques internationaux. Après des années de forte croissance, dopée par des taux d'intérêt très bas, les temps sont à l'austérité. L'effort va peser lourdement sur les ménages, les Etats veillant à préserver ou à restaurer leurs équilibres financiers, notamment en Europe, sous la surveillance de la Commission. Pour les plus indisciplinés, dont la France (il y a pis : l'Italie) qui a adopté des décennies durant le modèle de l'Etat providence, la cure risque d'être sévère. Car le citoyen va devoir prendre de plus en plus à sa charge tout ce que la collectivité avait tenté d'assurer : la natalité, l'éducation, le logement social, la santé, l'emploi, les retraites... La France de 2008, par choix ou par nécessité, cherche à réduire ses engagements. C'est dans cette logique que s'inscrit cette série de volte-face récentes à propos de la carte famille nombreuse, des allocations familiales, des obligations des chômeurs, de la prise en charge des frais d'optique, de l'âge du départ à la retraite, du statut des ports... Ce jeu de dupes entre l'Etat et ses administrés, qui ne date pas d'hier, tourne à l'affrontement. Il prend racine dans le vocabulaire. Il n'a jamais été autant question de « restituer », de « redonner » du pouvoir d'achat. S'il y a restitution, c'est bien qu'il existe deux parties, une qui prend plus qu'elle ne devrait et une autre qui attend qu'on lui rende son dû. Il va donc falloir rendre aux pays à faible coût de main-d'oeuvre les économies qui ont été réalisées sur leur dos (leurs revendications vont croissant), indemniser les pays producteurs de pétrole pour le pillage de leurs réserves (ils sont de moins en moins partageurs) et rendre aux Etats les dettes qu'ils ont contractées... Signe des temps, le consommateur qui avait eu tendance à snober les magasins de hard discount y use volontiers ses semelles. Pour le plus grand bonheur de Jean-Charles Naouri, qui a préféré gérer les caisses du groupe Casino, dont le cours de l'action est dans le vert depuis janvier, plutôt que celles de Bercy. Allons, il ne faut pas désespérer ! Vive la crise ! Comme le prônait un certain Yves Montand dans son émission sur France 2... en 1984 Jean-Jacques Avédissian |
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