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| La crise malmène les économies d'Europe de l'Est | |||
| Lundi 13 Octobre 2008 à 14:32 Catégorie : Point de Marché | |||
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par Krisztina Than BUDAPEST (Reuters) - Les marchés d'Europe de l'Est ont suivi lundi la remontée des places ouest-européennes, mais leurs difficultés financières persistantes ont poussé le FMI à proposer son aide à la Hongrie et alimentent les doutes sur le projet de la Pologne d'adopter l'euro en 2012. La crise financière a rendu criante la vulnérabilité de ces économies en développement et imposé plus de réalisme et de prudence à leurs dirigeants. La Hongrie subit de plein fouet les effets de la crise financière parce qu'elle dispose d'une des économies les plus fragiles d'Europe, caractérisée par des déficits élevés, et qu'elle dépend largement des investissements extérieurs. Toutefois, Budapest ne fera appel au Fonds monétaire international qu'en dernier recours, a déclaré lundi le Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany, tout en soulignant que l'offre du FMI était en mesure de stimuler la confiance en l'économie nationale. "Nous avons besoin de cette offre afin que ceux qui nous attaquent voient que nous avons des alliés puissants et que la Hongrie n'est pas seule. C'est une solution de dernier recours", a déclaré Gyurcsany. RÉDUIRE LE DÉFICIT Lundi, l'Union européenne a annoncé que le FMI était prêt à offrir à la Hongrie une assistance financière et technique. "Le Conseil et la Commission suivent avec attention la situation et soutiennent les efforts de la Hongrie pour faire face aux défis actuels", est-il écrit dans un communiqué conjoint de la présidence du Conseil Ecofin. "En particulier, l'Ecofin accueille favorablement la disponibilité du FMI à apporter son assistance technique et financière selon les besoins qu'aurait la Hongrie, afin de soutenir la confiance et la stabilité, et d'aider à conforter les politiques d'ajustement qui ont été mises en oeuvre par les autorités hongroises." Afin d'atténuer ces difficultés, Budapest a annoncé vouloir contenir son déficit budgétaire à 3,4% du PIB cette année au lieu de 3,8% comme c'était envisagé précédemment. Ce déficit devra passer à 2,9% l'année prochaine. "Nous nous engageons à utiliser tous les instruments disponibles pour soutenir la Hongrie dans la conduite de son économie pendant cette période difficile", indique le message de l'Ecofin. Le gouverneur de la banque centrale polonaise a quant à lui estimé que la crise justifiait une réévaluation du programme gouvernemental de passage à l'euro pour 2012. Selon de nombreux économistes, cet objectif est d'ores et déjà irréaliste. "La situation actuelle incite à repenser notre date d'entrée dans la zone euro. Nous devrions attendre la fin de la crise financière mondiale pour entrer dans le mécanisme de change ERM-2", a déclaré Slawomir Skrzypek dans une interview au quotidien Rzeczpospolita. De même, le ministre tchèque des Finances, Miroslav Kalousek, a fait part de ses réserves quant à la date d'entrée de son pays dans l'eurozone, pour laquelle Prague n'a pas encore fixé d'objectif. "Alors que nous entendons de nombreux pays de la zone euro dire que le Pacte de croissance et de stabilité ne doit pas être essentiel pour eux, je réévalue prudemment la date de notre entrée dans l'eurozone", a déclaré Kalousek. Version française Nicolas Delame et Gregory Schwartz |
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