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| "La correction gagne les matières premières" | |
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Vendredi 25 Juillet 2008 à 15:02
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Edito
Alors que les marchés cédaient à la panique, ils se sont repris cette semaine. Mais la dernière bulle, celle des matières premières, s'est brusquement dégonflée à son tour
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(La Vie Financière) - Une à une, les bulles éclatent. Sur les marchés d'actions, la spirale baissière, qui a fait craindre le pire la semaine dernière, a été stoppée. D'abord, parce que les prix, ayant retrouvé les niveaux qui étaient les leurs il y a trois ans - et même dix -, ont provoqué des achats « à bon compte ». Ensuite, fait tout récent, la spirale haussière du pétrole a été contrariée, ce qui peut faire penser que la dernière bulle, celle des matières premières, serait en train de dégonfler. ArcelorMittal figure d'ailleurs au palmarès des plus fortes baisses du CAC 40 cette semaine. Le cours du baril, à moins de 130 dollars, a perdu près de 15 % en l'espace d'une semaine. Or, pour beaucoup d'analystes, le prix de l'énergie est la clé de l'évolution des marchés. Le pétrole trop cher finit en effet par déprimer la croissance économique, la rentabilité des entreprises et la valorisation des profits (par le jeu de l'inflation).
L'Amérique au régime La prise en compte de ce risque nous a valu un passage à gué du CAC 40 à 4002,87 points, mercredi. Reste à savoir si le pétrole amorce une phase de correction majeure - auquel cas le pire est passé sur les marchés d'actions - ou de repli passager avant de reprendre sa trajectoire en asymptote. Aujourd'hui comme hier, la grande peur d'une pénurie de carburant fait le bonheur des tenants de l'apocalypse économique... et des spéculateurs. Leur démonstration est apparemment infaillible. La consommation mondiale de pétrole atteint aujourd'hui 87 millions de barils par jour, dont un peu moins de 50 millions pour les pays de l'OCDE. Si les pays en développement doublaient leur consommation dans vingt ans, à cinq barils par an par habitant (contre dix-sept actuellement dans l'OCDE), il faudrait produire 25 millions de barils supplémentaires. Difficile, mais pas impossible. Reste que, vingt ans, c'est long, et il peut se produire beaucoup de choses d'ici là. Les politiques de maîtrise de l'énergie, qui ont pris un coup de fouet grâce à la flambée des prix, peuvent changer la donne. Aux Etats-Unis, temple du gaspillage, la baisse de 3 % de la consommation d'essence est spectaculaire depuis le début de l'année. Et que deviendra l'Irak, dont la production est réduite, alors que ses réserves sont les troisièmes plus importantes au monde ? En attendant, le reflux des cours du pétrole peut avoir trois explications. Alors que les investisseurs s'inquiètent fortement des menaces de ralentissement économique, il était illogique de ne pas en tenir compte pour le pétrole, comme lors des précédents cycles. Par ailleurs, le reflux peut provenir d'un dégonflement de positions spéculatives. Si les excès de ces dernières pouvaient contribuer jusqu'à 20 % au prix de l'or noir (lire page 8), qui a atteint un record, à 145 dollars, alors le prix « net » du baril pourrait s'établir à moins de 120 dollars. Enfin, le virage spectaculaire de l'administration américaine dans l'affaire du nucléaire iranien, le 19 juillet à Genève, a réduit la prime de risque géostratégique Jean-Jacques Avédissian |
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