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| "La baisse des prix de l'immobilier restera limitée" - René Pallincourt, président de la Fnaim | |
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Vendredi 18 Juillet 2008 à 08:58
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Interview du Jour
La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) a récemment publié la dernière édition de son Observatoire des marchés de l’ancien. René Pallincourt, revient pour Lavieimmo.com sur l’état de santé et les perspectives de l’immobilier français.
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(La Vie Financière) - A vous entendre, l’immobilier français est plutôt en forme…
La conclusion à laquelle nous sommes parvenus en préparant notre Observatoire des marchés de l’ancien, c’est que les fondamentaux français restent bien orientés. Malgré une alternance de hausses et de baisses, les prix de l’immobilier ont progressé de 1.7% au cours des douze derniers mois. Ce rythme va-t-il se poursuivre jusqu’à la fin de l’année ? Je ne saurais pas le dire… Une chose est sûre cependant, il n’y aura pas de décrochage brusque des prix en 2008. Le scénario d’une baisse de 5% sur l’ensemble de l’année, que beaucoup de commentateurs reprennent à leur compte, semble très improbable compte tenu de cet acquis de croissance de 1.7%. S’il doit effectivement y avoir une baisse, celle-ci ne pourra être que limitée, proche de l’équilibre. Pas de crise immobilière ? Non. Après 10 ans de croissance ininterrompue, l’immobilier français est en fin de cycle, mais il n’est pas en crise. Il atterrit mais ne s’effondre pas. Attention cependant à ne pas donner dans l’optimisme béat. Si la crise n’est pas immobilière, elle est financière et boursière, et on a encore du mal à évaluer l’ampleur des effets qu’elle ne manquera pas d’avoir sur l’immobilier. La principale inconnue reste le niveau des taux d’intérêts des crédits immobiliers, qui sont récemment remontés jusqu’à leurs niveaux d’il y a cinq ans et pourraient continuer de progresser, pesant sur la solvabilité des ménages. Quelles seront les conséquences du durcissement de la politique de la Banque centrale européenne ? Les banques vont-elles continuer de resserrer leurs conditions d’accès au crédit ? Autant d’inconnues qui ne permettent pas de faire des prévisions sérieuses à moyen terme. Peut-on imaginer un marché qui resterait stable ? Compte tenu de la situation internationale, une légère baisse semble plus probable. Une chose est sûre, en l’état actuel des choses, la solidité des fondamentaux économiques devrait éviter tout ajustement trop brutal. En hausse de 0.9% l’année dernière, les loyers ont progressé de 1.4% au premier semestre. Le marché locatif est-il en train de se dissocier de celui de l’accession ? Non, les deux situations sont comparables. +0.9%, +1.4%... les écarts sont très resserrés. L’accélération de l’inflation, sur laquelle les loyers sont indexés depuis le début de l’année, laisse penser que la croissance pourrait se faire plus vive au cours des prochains mois. Néanmoins, je pense que le marché immobilier est un marché monolithique, et s’il peut y avoir des légers décalages dans le temps, la location et l’accession à la propriété finissent nécessairement par évoluer dans le même sens. En l’occurrence par se stabiliser. Propos recueillis par Emmanuel Salbayre Pour plus d’informations sur le marché immobilier, rendez-vous sur Lavieimmo.com. |
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