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| La France moins exposée par la crise financière, selon Fillon | |||
| Mercredi 23 Janvier 2008 à 23:42 Catégorie : Point de Marché | |||
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PARIS (Reuters) - La France est moins exposée que d'autres aux turbulences financières actuelles qui, si elles ont un impact certain, ne constituent pas une crise profonde à même d'affecter l'économie mondiale, déclare François Fillon dans un entretien à paraître jeudi dans le Financial Times. Le Premier ministre français estime en outre que la Banque centrale européenne (BCE) partage "les mêmes préoccupations", "les mêmes inquiétudes" que la Réserve fédérale américaine et qu'elle ne manquera pas d'"agir efficacement". "L'économie française n'est pas une île. Toutefois, elle est moins exposée que d'autres à ces turbulences car les entreprises françaises sont en bonne santé et parce que les ménages français sont moins endettés que dans d'autres pays industrialisés. Il n'y a pas de crise immobilière aujourd'hui dans notre pays", explique-t-il dans le quotidien britannique. "La stratégie que nous mettons en oeuvre en matière de finances publiques nous donne quelque avantage dans cette crise", estime le Premier ministre, dont les propos sont traduits de l'anglais par Reuters. "Il y a deux interprétations. L'interprétation pessimiste, que vous avez relevée, et une interprétation moins pessimiste que partagent de nombreux experts français que j'ai consultés ces dernières 48 heures : c'est une crise du crédit, une crise financière, pas une crise profonde à même d'affecter l'ensemble de l'économie mondiale", souligne-t-il. "Néanmoins, tout ralentissement de l'économie américaine, toute crise financière globale aura un impact sur nous, mais probablement moins que dans beaucoup d'autres pays", juge-t-il. "Je m'attends à ce que le Fonds monétaire international (FMI) révise à la baisse sa prévision de croissance pour l'économie française, mais dans une moindre mesure que pour le reste de l'eurozone", avance François Fillon. MESSAGE À LA BCE Dans ce cadre, le chef du gouvernement maintient que la croissance du PIB français sera "proche de 2%" en 2007 et atteindra en 2008 le bas de la fourchette prévue - 2-2,5% du PIB. "Une croissance mondiale plus faible conduira-t-elle à une croissance française plus lente? Certainement, mais le ralentissement aurait été plus important si nous n'avions pas entrepris des réformes structurelles", dit François Fillon. "Ces difficultés renforcent la détermination du gouvernement à aller plus vite et plus loin dans la mise en oeuvre des réformes", insiste-t-il, assurant que l'approche macroéconomique de l'exécutif bénéficie du "soutien du peuple français". La Fed a opéré mardi en urgence une baisse des taux de 75 points de base pour tenter de rétablir la confiance aux Etats-Unis, où le spectre de la récession a resurgi. Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a laissé entendre mercredi que l'instance européenne n'avait pas l'intention de suivre la Fed, rappelant la nécessité de "solidement ancrer les anticipations inflationnistes pour éviter une volatilité supplémentaire dans des marchés déjà très instables". François Fillon se dit convaincu que la BCE "partage les mêmes préoccupations" que la Réserve fédérale américaine. "Dans un passé récent, la Banque centrale européenne a rempli son rôle et a pris des décisions très positives. Elle partage les mêmes inquiétudes que la Fed et ne manquera pas d'agir efficacement", déclare-t-il, tout en soulignant que la France, à couteaux tirés avec Jean-Claude Trichet, "respecte l'indépendance" de la BCE. Le Premier ministre réaffirme la préoccupation de la France face aux taux de change internationaux, qui "ne reflètent pas correctement les réalités économiques". Sophie Louet |
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