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| L'emploi augmente la probabilité d'une baisse de taux US | |||
| Vendredi 05 Septembre 2008 à 21:40 Catégorie : Point de Marché | |||
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par Pedro Nicolaci da Costa NEW YORK (Reuters) - La détérioration du marché américain de l'emploi rend improbable un relèvement des taux d'intérêt de la Réserve fédérale dans un avenir proche et elle augmente au contraire légèrement la probabilité d'une baisse, montre une enquête menée par Reuters. L'économie des Etats-Unis a détruit 84.000 postes en août, portant à plus de 600.000 le nombre total des pertes d'emplois depuis le début de l'année, selon les statistiques publiées vendredi par le département du Travail. Le taux de chômage, lui, est passé en un mois de 5,7% à 6,1%, dépassant les estimations les plus pessimistes. Ces chiffres ont incité les spécialistes en valeurs du Trésor à revoir à la baisse leur estimation de la probabilité d'une hausse des taux. Trois des 17 grandes banques interrogées s'attendent même à ce que la Fed abaisse ses taux l'an prochain. Pour le court terme, toutefois, le pronostic s'en trouve simplement renforcé: la situation sur les marchés financiers et la conjoncture économique sont trop fragiles pour que la Fed puisse revenir rapidement sur les mesures d'assouplissement de sa politique monétaire adoptées depuis le début de la crise du crédit. Les 17 experts sondés tablent sur un statu quo sur les taux à l'issue de la prochaine réunion du FOMC, le 16 septembre, et 16 d'entre eux voient la Fed le prolonger en octobre, le dernier tablant sur une baisse de taux. "Cela renforce les anticipations d'un statu quo de la Fed", résume Alan Ruskin, responsable de la stratégie internationale chez RBS Greenwich. "Certains commencent peut-être à flirter avec l'idée que la Fed pourrait devoir baisser les taux." De fait, UBS, Mizuho et Lehman Brothers intègrent désormais dans leurs prévisions l'hypothèse d'une baisse des taux; les deux premiers estiment qu'elle aura lieu avant la fin de l'année. Les chiffres du chômage ont réduit à zéro la probabilité d'une hausse imminente du loyer de l'argent, en dépit du ton très "faucon" adopté récemment par plusieurs présidents de Feds régionales, comme Richard Fisher (Dallas) ou Charles Plosser (Philadelphie). "Au vu des statistiques, notamment celles du marché du travail, nous ne croyons pas à une hausse des taux d'intérêt américains dans un futur proche", explique Boris Schlossberg, responsable de la recherche devises de GFT Forex. Janet Yellen, la présidente de la Fed de San Francisco, considérée comme l'une des "colombes" de la banque centrale américaine, avait déclaré jeudi qu'une baisse des taux n'était pas l'issue la plus probable, tout en ajoutant qu'elle ne pouvait pas être totalement exclue. Version française Marc Angrand |
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