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| L'accord Lufthansa-JetBlue sans doute suivi par d'autres | |||
| Vendredi 14 Décembre 2007 à 21:51 Catégorie : Point de Marché | |||
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par Chris Reiter NEW YORK (Reuters) - L'entrée surprise de la Lufthansa au capital de la compagnie aérienne américaine à bas coûts JetBlue Airways pourrait inciter ses concurrents à vouloir s'assurer un partenaire sur le premier marché aérien mondial, estiment les analystes. L'investissement consenti par Lufthansa pour s'offrir une tête de pont sur le marché new-yorkais - quelque 200 millions de dollars pour 19% de JetBlue - intervient à quelques mois de la libéralisation prévue du trafic entre les Etats-Unis et l'Europe et alors que les rumeurs de rapprochement entre compagnies américaines ont refait surface. La dernière fusion dans le secteur remonte à 2005, avec le rapprochement d'America West et US Airways. "On va voir d'autres accords de ce genre", estime Stuart Klaskin du consultant Klaskin, Kushner & Co. "On va voir des partenariats avec des compagnies aériennes étrangères achetant des participations dans les transporteurs américains". La législation américaine plafonne à 25% la participation que des investisseurs étrangers peuvent détenir dans une compagnie aérienne dont le siège est aux Etats-Unis. Mais l'accord "ciel ouvert" conclu entre Washington et l'Union européenne, qui doit entrer en vigueur l'an prochain, pourrait aboutir à terme à la suppression de ce plafonnement. L'aéroport international John F. Kennedy, centre principal de JetBlue et lieu d'une forte concurrence avec American Airlines (AMR) et autres Delta Air Lines, est considéré comme un axe central pour les transporteurs d'envergure internationale. Il donne accès au lucratif marché new-yorkais mais aussi à une foule de destinations partout aux Etats-Unis. JetBlue, comme de nombreuses compagnies à bas coûts, a construit un réseau de liaisons "point à point", c'est-à-dire sans escale, entre de grandes villes américaines. A l'inverse, la plupart des grandes compagnies traditionnelles américaines disposent de "hubs", des plate-formes aéroportuaires par lesquels transitent leurs passagers avant d'être acheminés leur destination finale. UNE OFFRE SUR DELTA ? L'alliance aérienne animée par Lufthansa, Star Alliance, l'une des trois grandes dans le monde, avec Oneworld, animée par American Airlines/AMR et SkyTeam autour d'Air France, est en fort développement. La compagnie publique Air India a annoncé jeudi son intention de la rejoindre, après l'entrée officielle cette semaine de China et Shanghai UAL United Airlines. Star Alliance compte deux membres américains, United Airlines et US Airways. Pour contrer cette expansion de Lufthansa/Star Alliance, Air France, qui souhaite absorber son partenaire dans Sky Team Alitalia, pourrait vouloir renforcer son partenariat avec Delta. La compagnie américaine a récemment annoncé avoir mandaté des conseils pour l'aider à étudier les alternatives stratégiques s'offrant à elle, qui pourraient inclure une fusion. De même, British Airways et American Airlines pourraient être contraintes de se joindre aux grandes manoeuvres. "A la place de SkyTeam, je pourrais être préoccupée si quelqu'un d'autre faisait une offre sur Delta," commente Bill Swelbar, de l'International Center for Air Transportation au MIT. "Alors que SkyTeam et Star sont de plus en plus puissants, American et BA peuvent-elles se permettre de regarder tranquillement le monde changer ?", ajoute-t-il. En dehors des compagnies européennes, d'autres grands transporteurs comme Singapore Airlines, Japan Airlines, Qantas Airways et Emirates pourraient eux aussi vouloir s'allier avec leurs concurrents américains, estime Stuart Klaskin. Version française Danielle Rouquié |
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