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| L'UIL plaide pour une pause sur Alitalia jusqu'aux élections | |||
| Jeudi 03 Avril 2008 à 13:17 Catégorie : International | |||
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ROME (Reuters) - Le syndicat des transports UIL a demandé au gouvernement italien et à la direction d'Alitalia de s'abstenir de toute décision et en particulier de ne pas procéder à la mise sous tutelle de la compagnie aérienne jusqu'aux élections législatives des 13 et 14 avril. L'UIL s'était retiré des pourparlers dès lundi, en remarquant qu'il était inutile de mener des négociations avant le scrutin. Luigi Angeletti, secrétaire général de l'UIL, a ajouté jeudi sur la chaîne de télévision Canale 5 qu'il ne pensait pas que les négociations avec Air France-KLM étaient définitivement rompues. Les discussions se sont achevées mercredi soir sans qu'un compromis ait été trouvé sur le plan de restructuration proposé par Air France pour accompagner sa reprise d'Alitalia, qui prévoit plus de 2.000 suppressions d'emplois. Le président d'Air France Jean-Cyril Spinetta, qui a passé la journée à discuter avec les représentants des personnels d'Alitalia avant de constater la rupture, a cependant laissé la porte entrouverte en déclarant qu'il croyait toujours à ce projet. Le président d'Alitalia Maurizio Prato a démissionné dans la foulée de cet échec et un conseil d'administration de la compagnie italienne doit se tenir à partir de 11h00 GMT. Une réunion ministérielle est aussi prévue dans la journée à Rome. Le ministre de l'Economie Tommaso Padoa-Schioppa a prévenu mercredi que l'alternative à une reprise par Air France serait fatalement une mise sous tutelle de l'Etat et la nomination d'un administrateur. Alitalia perd plus d'un million d'euros par jour. Selon les calculs du quotidien La Repubblica, Alitalia dispose d'une trésorerie qui lui permet de tenir jusqu'à la fin juin. LA LUFTHANSA PAS CANDIDATE Le dossier Alitalia est devenu l'un des thèmes de la campagne législative italienne, Silvio Berlusconi, possible prochain président du Conseil au vu des sondages d'opinion, ayant dit sa préférence pour un repreneur italien. Dans une interview au journal Libero, Berlusconi assure jeudi que des hommes d'affaires italiens se préparent à faire une offre conjointe. "Le problème (...) c'est de les empêcher d'entrer, pas de les faire venir", affirme-t-il, en ajoutant que leur intérêt est très grand "car nous avons touché à la fierté d'un fleuron sain et compétitif." Les conditions posées par Air France-KLM, poursuit Berlusconi, sont "inacceptables et offensantes". Le responsable économique du Parti démocrate, Giorgio Tonini, a répliqué que la seule voie possible pour régler la crise était que le gouvernement italien ramène les syndicats d'Alitalia à la table des négociations avec Air France-KLM. Pour sa part, la Lufthansa a fait savoir qu'elle ne comptait toujours pas faire d'offre sur Alitalia. La compagnie aérienne allemande n'en a pas moins ajouté qu'elle observait la situation et que l'Italie restait pour elle un marché attrayant. La cotation de l'action Alitalia a une nouvelle fois été suspendue à la Bourse de Milan. Le titre a clôturé en baisse de 5,7% à 50 centimes d'euro, ce qui ramène la valorisation boursière de la compagnie à 735 millions d'euros environ. L'action Air France-KLM s'adjugeait 3,3% à la mi-journée à Paris, dans un marché parisien par ailleurs globalement baissier. Version française Dominique Rodriguez |
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