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LCF Rothschild estime que le "stress financier est fini"
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Mardi 22 Avril 2008 à 17:39
PARIS (Reuters) - La Compagnie Financière Edmond de Rothschild estime que le récent rebond technique des marchés marque la "fin du grand stress financier" qui sévit depuis 2007 mais que ces mêmes marchés sont désormais confrontés à l'économie réelle marquée par une récession aux Etats-Unis.

"Le rebond technique des marchés marque la fin du grand stress financier. Les marchés vont être maintenant confrontés à l'économie réelle", a expliqué Dominique Netter, présidente du comité stratégique d'allocation d'actifs de LCF Rothschild lors d'une conférence de presse.

Tirant le bilan d'un premier trimestre 2008, elle constate que "les obligations d'Etat et les avoirs monétaires ont été les meilleurs supports de placements".

"Ils avaient notre faveur hier et la conservent aujourd'hui bien que de manière moins exclusive", a-t-elle ajouté.

"Les actions ont maintenant un prix suffisamment bas pour que l'on s'y intéresse à nouveau, avec modération, de préférence en Europe et dans une optique de moyen terme. La dette des sociétés offre un surcroît de rémunération tel que tout investisseur normalement constitué devrait reconsidérer l'impensable, à savoir prêter à nouveau son argent", a souligné Dominique Netter.

Toutefois, LCF Rothschild reste encore prudent et sous-pondère les actions dans l'attente d'une réelle amélioration du marché du crédit.

Si les responsables de la gestion de LCF Rothschild estiment que "le pire de la crise financière est derrière nous", ils demeurent prudents notamment sur les actions des groupes bancaires ou financiers.

En revanche, sur le marché du crédit, Henri Elbaz, directeur de la gestion taux et crédit, préconise un retour prudent et sélectif sur la dette subordonnée des banques.

"Le marché du crédit a beaucoup de valeur. On commence à trouver que les spreads sur les valeurs bancaires sont exagérés", a-t-il dit tout en maintenant son conseil de prudence sur les industrielles.

"Le marché interbancaire est toujours très tendu malgré les interventions des banques centrales (...) On n'a jamais été aussi proche du risque d'insolvabilité des banques", a expliqué Henri Elbaz, qui ajoute que la paralysie du marché du crédit perdure.

"Pour les investisseurs avec un horizon de moyen terme, il est possible de se constituer un portefeuille avec des rémunérations attractives même si les risques de court terme (illiquidité et ventes forcées) n'ont pas disparu", a-t-il toutefois estimé.

Pierre Neboud, responsable de la gestion actions France, a expliqué que le plus grand risque pour cette classe d'actifs "c'est la crise économique qui est devant nous".

"La principale question qui se pose c'est la durée de la récession américaine", a-t-il dit en préconisant de rester à l'écart des cycliques.

"Les Etats-Unis sont malades. Pour nous, il ne fait pas de doute que nous sommes en récession aux Etats-Unis au moins pour le premier semestre", a affirmé Dominique Netter qui prévoit dans leur sillage un ralentissement en Europe et au Japon.

Raoul Sachs


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