PARIS (Reuters) - JCDecaux annonce une croissance organique de 9,5% au premier semestre, dépassant largement les attentes grâce à sa division transport, et confirme viser un rythme annuel de 6 à 7% malgré un probable ralentissement au second semestre lié à la conjoncture.
Le numéro deux mondial de la communication extérieure derrière Clear Channel Outdoor a également publié comme prévu une baisse de 0,9% de sa marge opérationnelle de 277,5 millions d'euros, donnant un taux en recul de 1,5 point à 26%.
La croissance organique du numéro un en Europe et en Asie-Pacifique atteint 9,5% au premier semestre, au-dessus du rythme de 7,6% attendu par les analystes interrogés par Reuters, donnant un chiffre d'affaires de 1.067,6 millions d'euros.
Le rythme s'est accéléré bien plus que prévu au deuxième trimestre, atteignant 11,8%, contre 8,1% attendu après 6,9% au premier trimestre.
Le pôle transport, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 299,5 millions, affiche une croissance organique de 22,5% au premier semestre, grâce à ses rythmes élevés sur ses principaux marchés, notamment l'Asie-Pacifique et l'Amérique.
"JCDecaux continue à délivrer une croissance du chiffre d'affaires solide malgré des conditions de marché difficiles", souligne dans un communiqué le président du directoire Jean-Charles
Decaux.
"La détérioration actuelle des conditions macroéconomiques affectera probablement notre taux de croissance au cours du second semestre, mais nous continuons à attendre une croissance organique 2008 dans la fourchette précédemment annoncée de 6 à 7%, ce qui engendrera une augmentation de la marge opérationnelle en valeur absolue pour l'année", ajoute-t-il.
Le groupe a pâti d'un recul de trois points du taux de marge opérationnelle à 38,3% dans le mobilier urbain, qui représente la moitié de son chiffre d'affaires. En France, les marges subissent l'impact des coûts de développement liés aux renouvellements de contrats et des dépenses opérationnelles supplémentaires liée à l'étendue de Velib', le service de vélo en libre-service à Paris.
Le groupe dit avoir également pâti de "conditions de marché" difficiles dans le mobilier urbain au Royaume-Uni, même si les marges ont progressé dans de nombreux marchés européens, comme la Belgique, les Pays-Bas et la Scandinavie, à la faveur d'une solide croissance interne du chiffre d'affaires.
Cyril Altmeyer, édité par Yann Le Guernigou