(La Vie Financière) -
Comment expliquez-vous la forte croissance de votre chiffre d’affaires en 2007 (+ 16 % à 21,1 millions d’euros) ?
Nous avons profité de la montée en puissance des zones géographiques où nous avons accentué nos efforts commerciaux ces dernières années. Notre chiffre d’affaires dans des régions comme l’Asie, l’Afrique/moyen-Orient, et l’Amérique Latine a ainsi connu une progression supérieure à 20 %. Nous avons aussi gagné de nombreux nouveaux contrats dans le document d’identité entre la mi-2006 et la mi-2007.
Comment sont orientés vos différents marchés ?
Notre activité est soutenue par la nécessité croissante des industriels de lutter contre la contrefaçon. Elle ne touche pas seulement des produits de luxe, et peut parfois représenter un véritable danger pour le consommateur, lorsqu’il s’agit de copies de médicaments ou de pièces
automobiles par exemple... D’autre part, de nouvelles réglementations obligent à mieux sécuriser les passeports et autres cartes d’identité, ce qui dope la demande partout dans le monde. Reste qu’il est difficile de donner des prévisions de croissance pour nos marchés, car le temps de gestation avant de conclure un contrat peut être long. Mais, une fois qu’ils sont signés, ils courent en général sur plus de cinq ans dans le document d’identité, ce qui nous assure une forte récurrence de l’activité. Ainsi, les trois-quarts de notre chiffre d’affaires sont récurrents.
Une hausse de 20 % de votre chiffre d’affaires est-elle possible en 2008?
Nous sommes particulièrement confiants dans la réalisation d’une croissance à deux chiffres en 2008. Au premier mars, nous avons déjà engrangé 20 millions d’euros de backlog (c’est à dire les commandes en cours plus une estimation du récurrent annuel) , soit 17 % de plus que l’an dernier à la même date, ce qui nous conforte dans notre optimisme.
Pouvez-vous encore améliorer vos marges ?
La marge d’exploitation de 21,4 % réalisée en 2007 est tenable si nous maintenons notre niveau de croissance. En effet, nous avons une bonne maîtrise de notre point mort, qui se situe aux alentours de 15 millions d’euros. Au-delà la rentabilité est très forte, de l’ordre de 60 %. Notre niveau de marge nous satisfait. Plutôt que de le pousser plus loin, nous préférons investir en recherche et développement, embaucher des ingénieurs et des commerciaux afin de préparer l’avenir et nous développer.
Propos recueillis par Frédéric Cazenave