(La Vie Financière) -
Votre banque est la première à annoncer des résultats semestriels en France. Comment s'explique le recul du produit net bancaire de 3,2 %, à 283,4 millions d'euros ?
Nos revenus commerciaux (environ 75 % du total) reflètent la baisse de notre marge d'intermédiation. Nous préférons maintenir nos marges d'intérêt et renoncer à développer les volumes à tout prix. L'impact est négatif à court terme, mais vise à préserver le long terme. Cette politique de prudence doit maintenir notre coût du risque aussi bas que possible, avec un effort de provisionnement soutenu à un moment où il faut s'attendre à une remontée des risques. Parallèlement, nos actions de conquête (plus de 22 000 nouveaux clients) et d'équipement de notre clientèle, notamment en
assurances, se poursuivent et portent leurs fruits.
La Caisse de Brie-Picardie est issue de la fusion de trois caisses régionales. Où en êtes-vous des réductions de coûts prévues ?
Nous suivons le plan que nous nous sommes fixé. Nos frais généraux ont baissé de 0,7 % au premier semestre. Les effectifs ont diminué d'une quarantaine de personnes en solde net et d'autres départs sont prévus au second semestre. Cette maîtrise des charges s'exerce sans que nos investissements en matière de formation, de rénovation, de création de nouveaux points de vente soient diminués.
Votre bénéfice progresse de 9,6 % en social. Pensez-vous maintenir ce rythme au cours de l'année et à quel montant de dividende faut-il s'attendre ?
Dans le contexte actuel, notre ambition vise à préserver le résultat net social au niveau de celui de 2007, avec l'espoir de faire mieux. Cet objectif est à notre portée s'il n'y a pas de forte détérioration de la situation au second semestre. Nos fondamentaux sont sains et s'appuient sur une structure financière très solide (1,87 milliard d'euros de fonds propres). Notre cours de Bourse affiche une décote de 60 % sur nos fonds propres sociaux, ce qui est à mettre sur le compte des courants vendeurs dans des volumes très faibles. S'agissant du coupon, après 1,10 euro en 2007, nous souhaitons continuer à offrir un dividende en progression au titre de 2008.
Propos recueillis par Marie-Jeanne Pasquette
Interview parue dans la Vie Financière n°3294