(La Vie Financière) - Pouvez-vous faire le point sur vos activités sur le territoire américain ?
Les trois sociétés acquises là -bas sont maintenant entièrement fusionnées. Nous avons amélioré l’offre, notamment avec une politique de vente moins agressive, le marché américain de l’email marketing restant fortement marqué par la pratique du spam à outrance. Et nous avons implanté nos outils, comme le ciblage comportemental des campagnes de publicité. Tout cela nous permet de viser des annonceurs de premier plan, comme l’opérateur téléphonique Verizon, Yves Saint-Laurent ou encore Louis Vuitton. Cela se traduit désormais par quelques campagnes supérieures à 100 000 dollars.
Aux Etats-Unis, nous développons aussi la communication sur téléphones mobiles, qui génère des revenus significatifs, avec des annonceurs comme Footllocker ou la Navy !
En Europe, vous êtes présents dans 12 pays. Est-ce un avantage compétitif important ?
De plus en plus. C’est le pari que nous avions fait en lançant notre développement à l’international en 2006. Lorsque des « deals » paneuropéens se présentent, l’annonceur va privilégier dans la majorité des cas un acteur de taille européenne. Nous l’avons vérifié dans le cadre du budget européen décroché avec
Peugeot.
Dans notre métier, il y en a très peu : IPT/Directinet est présent au Royaume-Uni et en France, eCircle en Allemagne et au Royaume-Uni, mais très peu en France. Lors d’appels d’offres, il est fréquent que nous nous retrouvions seuls face à des acteurs purement locaux.
Comment expliquer la sévère révision en baisse de vos prévisions que vous avez du faire en 2007 ?
Nous avions anticipé un doublement de l’activité de la société que nous avons racheté en Europe du Nord, Retail
Internet, ce qui correspondait à sa croissance historique. Mais l’ouverture des nouveaux pays (Allemagne, Hollande, Royaume-Uni) a été plus difficile que prévu. En outre, une des trois acquisitions américaines, MMD, a été source de déception. Enfin, nous avons subi sur notre activité outre-Atlantique la baisse du dollar.
Allez-vous faire d’autres acquisitions ?
Notre stratégie était d’avoir une échelle internationale, ce qui est chose faite. Si des opportunités d’acquisitions peuvent se présenter, nous sommes surtout focalisés sur la croissance interne et rentable. Nous sommes leaders en France et en Scandinavie. L’enjeu pour nous est de développer les pays où l’implantation est plus récente, comme l’Italie ou l’Espagne.
Pouvez-vous nous donner une idée du volume d’emails publicitaires traité par Come And Stay ?
Nous avons dans nos bases environ 300 millions d’adresses et nous expédions entre 20 et 30 millions de mails par jour. Le taux d’ouverture par les destinataires se situe entre 20 et 25 %. Et le taux de clic sur les emails ouverts tourne également autour de 25 %, même s’il est très variable d’une campagne à l’autre.
Propos recueillis par Emmanuel Schafroth