(La Vie Financière) - Comment qualifieriez-vous l’exercice 2007, marqué par une accélération des ventes mais par un repli des résultats ?
L’exercice a été conforme à nos attentes bien que la fin d’année ait été difficile. Après un début 2007 exceptionnel, la réorientation stratégique d’un de nos principaux clients ainsi que le destockage des distributeurs ont ponctuellement ralenti l’activité du second semestre, principalement sur notre activité « anodisation en continu ». Par ailleurs, le manque de métal de qualité, suite au ralentissement de la production des laminoirs nous a empêché de tirer pleinement profit de la forte demande du début d’année.
L’année 2007 a été celle du changement pour Coil avec l’acquisition des sociétés anglaises LHT Anodisers et Heywood Metal Finishers?
C’est exact, avec ces deux opérations, Coil a changé de dimension. Nous sommes très heureux du déroulement de l’intégration de ces deux filiales. Malgré le ralentissement du secteur immobilier en Grande-Bretagne, elles ont publié des résultats records. De plus, ces deux sociétés nous ouvrent de nouveaux marchés et disposent d’un fort potentiel de croissance.
D’ailleurs, comment se déroule le développement de l’activité « projet » ? ( dans laquelle vous traitez le métal mais fournissez également la matière première) lancée début 2007 ?
Nous sommes très satisfaits de son évolution. Nous venons de signer un contrat d’un million de dollars pour un projet de bâtiment d’envergure à New York, soit la plus grande commande jamais enregistrée par le groupe. De plus, cette activité est très intéressante puisqu’elle nous permet de dégager des profits deux fois supérieurs à notre activité traditionnelle d’anodisation en continu (qui représente deux tiers du chiffre d’affaires). Cette offre de service global permet de répondre à la demande de nos clients, notamment hors d’Europe.
Quel est votre objectif pour l’exercice en cours?
Le carnet de commandes du début d’années est à un très bon niveau. De plus, la fin du phénomène de destockage des distributeurs à partir du deuxième trimestre doit permettre une nette amélioration de la rentabilité en 2008. Nous visons ainsi une croissance à deux chiffres des facturations qui devraient s’accompagner d’une très nette amélioration de la profitabilité.
Propos recueillis par Jean-baptiste André