(La Vie Financière) -
Vincent Taupin, le PDG de Boursorama a confirmé à l’occasion de la présentation de ses résultats 2007, qu’il travaillait sur un projet de banque en ligne espagnole ( sur le modèle de Boursorama Banque) en partenariat avec son actionnaire Caixa Bank ( 20 % du capital). Interrogé sur une probable OPA de Caixa sur Boursorama, destinée à renforcer les liens entre les deux maisons,
Vincent Taupin a répondu « chez nous, je ne participe pas à ce genre de discussions, quand je discute avec Caixa, c’est uniquement d’un point de vue opérationnel ».
Caixa ne peut cependant se désinteresser de l’avenir capitalistique de Boursorama compte tenu du projet espagnol de grande envergure ( Caixa est la seule des grandes
banques ibérique à ne pas disposer d’une franchise bancaire sur Internet). L’espagnol doit, s’il mène à bout ce projet, se prémunir contre un changement de contrôle intempestif de Boursorama, ce qui se produirait automatiquement, si la
Société Générale (56 % du capital) faisait l’objet d’une OPA.
Pour l’instant, Caixa n’est pas protégée contre ce risque. Lors de son entrée au capital de Boursorama, la banque espagnole a signé avec la Générale, un pacte d’actionnaire pour 2 ans, qui sera caduc en mai prochain. Il prévoit qu’en cas de changement de contrôle chez Boursorama, Caixa puisse exercer un put à 7,20 euros sur ses titres Boursorama ( autrement dit le droit de céder ses actions au prix de 7,20 euros).
Pour
Vincent Taupin, il est probable qu’une fois le projet de banque en ligne espagnole mis au point, un nouveau pacte d’actionnaire s’imposera, a minima entre Caixa et
Société générale. Il pourrait par exemple, stipuler, qu’en cas de changement de contrôle de
Société générale, Caixa dispose d’un call pour racheter les 56 % de Boursorama détenus par la banque française. Un accord conditionnel, qui serait alors particulièrement délicat à négocier.
Marie-Jeanne Pasquette