Depuis ce début d’année, la baisse des indices boursiers a entraîné dans son sillage une forte diminution de la capitalisation boursière pour un grand nombre de valeurs. Du coup, fit assez fréquent pour plusieurs d’entre elles, leur cotation a rétrogradé de moitié. Reste que, heureusement quelques une sortent du lot, faisant ainsi de la résistance à cette descente aux enfers, contagieuse. Parmi elles, citons le titre Thales, qui, à son cours de cloture de 40,57 euros reste encore proche de son plus haut annuel de 46 euros environ, atteint en juin 2007. Il faut dire que les fondamentaux, du groupe, exemplaires, justifient cette bonne tenue du niveau de l’action. Un retour à court terme vers ce plus haut annuel nous semblerait donc probable.
Porté par ses acquisitions et de solides performances organiques, Thales a dévoilé des résultats en ligne avec ses objectifs de croissance, à deux chiffres, pour l’année 2007. Année durant laquelle son bénéfice net, part du groupe, à 1 milliard d'euros contre 388 millions d’euros en 2006, a plus que doublé (+160%) malgré une charge d'impôt bien supérieur de 217 millions d'euros (101 millions en 2006).
Le résultat opérationnel a, pour sa part, bondi de 107% à 1,19 milliard d'euros, contre 576 millions d'euros en 2006. Du coup la marge opérationnelle de Thalès a progressée de 7,6 %. Quant au carnet de commandes, il se porte bien. Les demandes ont en effet atteint 12,86 milliards d'euros en 2007. Ce qui représente plus d’une année d’avance liée plus particulièrement aux petits et moyens contrats, seuls six contrats d'un montant unitaire supérieur à 100 millions d’euros ayant été notifiés l’année dernière (global 1,1 milliard d’euros). Ainsi la totalité des commandes à fin 2007, équivalente à 22 mois d’activité atteint 22,7 milliards d'euros.
Reste que Thalès, qui figure parmi les leaders européens de la fabrication et de la commercialisation d'équipements et de systèmes électroniques destinés aux secteurs aéronautique, naval et de la défense, ne se repose sur ses lauriers.
Pour 2008, il confirme ses objectifs, visant une croissance organique de 6% liée à une nouvelle amélioration de ses résultats opérationnels d'au moins 7,25 % contre 7%. De quoi envisager à nouveau une sacrée hausse de son bénéfice net…
Bref, nos lecteurs l’auront compris, notre conviction est sans conteste haussière sur la valeur. D’autant que l’analyse technique se prête à un scénario de rebond du titre, la tendance redevant, elle aussi, haussière.
Afin d’accompagner à la fois prudemment et vigoureusement notre stratégie, nous recommandons l’achat d’un call émis par BNP Paribas (code 294B). Sur ce warrant classique, nous fixons notre limite d’achat sur la base d’un repli de l’action, vers 39 euros, équivalent à un bon support graphique. De quoi la voir rebondir de plus belle.
D’autant que ce bas niveau du titre, tout récemment atteint nous paraît plausible compte tenu des mouvements en tôles ondulées du CAC 40, que la valeur suit, en les amplifiant.
Pour autant, si le titre devait diminuer encore, en dessous de 37,50 euros, nous invaliderions notre scénario haussier sur ce sous-jacent. Ce support d’extrême limite, une fois rejoint, devrait en effet entraîner un repli beaucoup plus important. De quoi voir le prix du warrant approcher alors de zéro centime. Nous paramétrons donc notre seuil de sécurité en conséquence. Objectif : éviter cette fâcheuse situation. |