Parmi les nombreuses chaînes qui intègrent la TNT, TF1, qui sera bientôt diffusé en haute définition, maintient largement son statut de leader. Son taux d'audience, encore supérieur à 25 %, traduit bien la fidélité des téléspectateurs pour ses programmes. Reste que cela ne suffit guère pour améliorer les fondamentaux du groupe.
Pénalisé par le recul de ses recettes publicitaires et l'augmentation de ses coûts de production, TF1 a accusé un repli de son bénéfice net, en baisse de 21 % à 70,4 millions d'euros, au premier trimestre. Quant à son chiffre d'affaires, il a reculé de 6,3 %, à 658 millions d'euros, sur la période. Les recettes publicitaires nettes de la première chaîne sont en baisse de 3,7 %, à 440,1 millions d'euros. Cette diminution s'expliquerait principalement par l'attentisme des annonceurs dans un contexte économique incertain. Finalement, TF1 table sur une diminution de 3 % de son chiffre d'affaires en 2008, contre une hausse de 2,4 % précédemment annoncée.
De quoi mieux comprendre la dégringolade du titre, son bas niveau actuel de 10,70 euros équivalant à celui qu'il connaissait il y a près de dix ans, en octobre 1998 ! Bref, la sanction du marché sur cette valeur qui, rappelons-le, cotait encore 13,30 euros au début du mois, est indéniable. Et notre conviction est baissière sur ce sous-jacent. Face à une conjoncture difficile qui ne semble guère achevée, l'inquiétude des investisseurs quant aux perspectives du groupe devrait persister. Quant aux multiples départs, notamment ceux de la patronne de la régie publicitaire, Claude Cohen, du directeur de l'information, Robert Namias - sans oublier ceux sans doute à venir... -, ils ne mettent guère en confiance.
Par ailleurs, malgré un faible choix de puts dû à la baisse soudaine de l'action, nous proposons un bon véhicule, bien adapté à notre objectif de repli sur la valeur, notre priorité, face à sa volatilité montante, étant la prudence. C'est pourquoi, sur ce put classique, au profil sécurisant, émis par Dresdner Kleinwort (code 1174D), nous fixons notre limite d'achat à partir d'un léger rebond du titre un peu supérieur à 11 euros. Un seuil assez proche qui caractérise une résistance à long terme. Cette dernière a déjà plusieurs fois fait ses preuves auparavant. C'est donc sur cette base qu'il nous semble préférable d'intervenir. Bon timing oblige, la valeur temps représentant un réel handicap sur le prix des warrants classiques ! Cela dit, nous invaliderions notre stratégie si le titre remontait vers 12 euros, ce qui représenterait un réel danger pour le détenteur du produit, dont le prix approcherait alors de zéro. Nous paramétrons donc notre seuil de sécurité afin d'éviter cette fâcheuse situation.
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