Après avoir atteint, le 30 avril, un plus haut annuel de 59,71 euros, très proche d’un record historique de 60,10 euros rejoint, bien avant, en juillet 2001, le titre Sodexho a connu, en novembre, un plus bas de 40,10 euros, jamais effleuré depuis août 2006. Une petite étude graphique qui dénote rapidement la forte volatilité de ce sous-jacent qui cotait encore 18 euros en mars 2003 face à un CAC 40 piquait du nez alors, vers 2400 points. Pour autant, force est de constater que depuis, contrairement à une bonne part des valeurs cotées, le titre n’a pas bénéficié d’un meilleur parcours que celui de l’indice phare, pourtant beaucoup moins volatil. Si à 5627 points, le CAC, qui préserve son niveau de début d’année, n’a pas bougé sur la période, l’action, à 41,97 euros, qui démarrait à 48 euros, a, en revanche, subi un régime amincissant, perdant ainsi quelques kilos en terme de capitalisation boursière.
Evaluons maintenant le parcours de ces deux sous-jacents sur une plus longue période, si l’indice vedette affiche un méga rebond de 136% en un peu moins de 4 ans, l’action, bénéficie d’une performance quasi identique, voir légèrement inférieure (+133%). Bref, en retard de gains, comparé à bien d’autres valeurs, avec un profil de risque amoindri compte tenu des bons fondamentaux du groupe, l’action pourrait, en 2008, devenir une bonne valeur refuge pour un grand nombre d’investisseurs.
En effet, pour son exercice 2007, clos au 31 août, le groupe de restauration Sodexho a récemment publié un bénéfice net en hausse (taux de change compris) de 7,5% adossé à un chiffre d'affaires 13,4 milliards d'euros en hausse de 8%. Pas si mal !
Enfin, si certains analystes, tels ceux de Goldman Sachs, ont récemment diminué leurs objectifs, à 50 euros, sur la valeur compte tenu d’une hausse des prix attendue (de 4 à 6%) des produits alimentaires …, par rapport à son cours actuel, ce niveau reste néanmoins élevé. D’autant qu’une hausse du dollar, revigorante alors pour les marges du groupe, outre atlantique où il est bien implanté, ne peuvent être exclue. C’est pourquoi, à court terme, sans être aussi gourmand, valeur temps des warrants classiques oblige, nous sommes confiant dans la capacité de rebond du titre.
Afin d’accompagner notre scénario sans encombres, nous avons certes constaté une faible gamme d’émission de produits dérivés sur ce sous-jacent. Néanmoins, nous proposons un warrant classique, qui s’adapte bien à notre scénario haussier.
Sur ce call émis par Commerbank (code 1305Z), nous fixons notre limite d’achat à partir d’un repli de l’action équivalant à un bon support graphique, autour de 40,50 euros. Pour autant, nous invaliderions notre scénario si son cours décalait encore en dessous de 38,50 euros. De quoi déclencher une plus forte baisse du sous-jacent, exposant ainsi les investisseurs en warrants au risque grandissant de subir un ri du produit proche de zéro cent. Nous paramétrons donc notre seuil de sécurité afin d’éviter cette dangereuse situation.
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