Certes, le chiffre d'affaires (CA) du français Sodexho, leader mondial dans les prestations de restauration et de services destinées aux entreprises, annoncé aujourd'hui, est à l'origine du fort rebond du titre (+3,92%), dont le cours de clôture est de 51,11 euros. Toutefois,  rappelons que l'action Sodexho cotait 45 euros assez récemment, le 17 septembre. Elle bénéficie ainsi d'une progression de 14% environ réalisée sur une très courte période. Et l'engouement des investisseurs pour la valeur ne laisse donc aucun doute. Bref, la publication positive quant aux ventes du groupe au premier semestre, en hausse de 4,7% (+8,4% à périmètre et taux de changes constant) à 13,3 milliards d'euros, supérieure aux attentes des analystes, était déjà  anticipée par le marché. D'autant que sur la période, les volumes d'échanges ont augmentés. Il faut dire que cette progression sans grand éclat, d'un premier abord, révèle en réalité une belle performance. Rappelons que plus de 40% du CA émane des activités de Sodexho en Amérique du Nord. Ce dernier a ainsi dû contrôler la forte baisse du dollar, connue, plus particulièrement, depuis début 2007. De quoi dénoter une bonne gestion d'entreprise. Par ailleurs, sur le plan de l'analyse technique le dépassement du seuil psychologique des 50 euros, équivalent à une forte résistance graphique, installe l'évolution de l'action sous de meilleurs hospices. Inutile donc de ménager le suspense, à court terme, notre scénario est haussier sur la valeur.  Afin d'accompagner notre stratégie raisonnablement mais avec une bonne réactivité, nous préconisons un call émis par BNP Paribas (code 4903B). Sur ce warrant, pour le moment, dans la monnaie, nous fixons notre limite d'achat à partir de cette résistance autour de 50 euros, devenue aujourd'hui un bon support graphique. Ce qui devrait permettre au sous-jacent, une fois ce bas niveau équivalant à un léger repli (-2%) atteint, de rebondir de plus belle, plus fortement et rapidement… Pour autant, malgré notre conviction de rebond, nous tenons compte d'un repli supplémentaire, un peu en dessous de 48 euros. De quoi alors déclencher une plus forte baisse de l'action, via ses niveaux connus en septembre. Avec, à la clé, un prix des warrants détenues proche alors de zéro cent. Heureusement, notre seuil de sécurité est paramétré en conséquence, afin d'éviter cette fâcheuse situation. Sait-on jamais ! Eric ATTAL |