Les fondamentaux et les perspectives du groupe Schneider Electric, leader mondial en distribution électrique et numéro deux mondial en automatisme et contrôle, sont de bonnes factures. De plus, ils devraient s'améliorer encore à moyen et à long terme. D'ailleurs, l'évolution positive du titre depuis quelques mois ainsi que son niveau actuel, en hausse, tandis que le CAC 40, lui aussi quasiment au plus haut annuel, commence légèrement à s'essouffler, dénote bien la confiance des investisseurs pour cette belle valeur du SRD. Reste que, malgré ces bons éléments, sur le plan de l'analyse technique, à 76,50 euros, si le titre progressait encore un peu, sous 80 euros, il devrait alors consolider sa position élevée. Une consolidation due à un repli technique, quelques prises de bénéfices, ou, plus simplement, au suivi des indices boursiers qui perceraient alors de nouveaux records, rejoignant ainsi de nouvelles résistances graphiques de long terme (référencées en 2001)… Dans ce contexte, autant essayer de mettre à profit une petite baisse de l'action, attendue rapidement, à partir d'un bon niveau d'intervention sur le sous-jacent, ce dernier venant alors se heurter à une forte résistance graphique. Rappelons que lors d'un achat de warrants, l'objectif principal, celui qui permet le plus souvent d'obtenir un bon timing, est d'optimiser le rendement en diminuant le risque d'intervention. Une fois ce haut niveau atteint, quelques puts bien adaptés à notre scénario baissier amplifierait efficacement tout repli du sous-jacent. D'autant qu'il serait alors encore plus proche d'un record historique (85,80 euros) non encore rejoint depuis septembre 2000. C'est pourquoi, nous fixons notre limite d'achat sur le put émis par Commerzbank (code 4337Z) à partir d'une légère hausse de l'action, sous 80 euros. Nous invaliderions, par ailleurs, notre stratégie baissière sur la valeur si cette dernière augmentait au delà de 82 euros. Le risque de la voir dépasser son plus haut historique serait alors plus important, avec, à la clé, la possibilité d'une forte perte potentielle pour les détenteurs de warrants. Nous paramétrons donc notre seuil de sécurité en conséquence. Sait-on jamais !  Eric ATTAL |