Le 3 novembre 2006, le titre Schneider cotait 83,35 euros. Nous recommandions alors sur le site lavf.com l'achat d'un call bien adapté à notre scénario haussier. Sur ce warrant, notre limite d'achat vers 0,19 euro, fixée à partir d'un repli de l'action vers 81 euros, a été rejointe le 22 novembre. Certes, les lecteurs qui avaient suivi notre conseil ont dû avoir des frayeurs. Peu après notre conseil d'achat, sans enfoncer notre seuil de sécurité vers 0,10 euro, ce call a en effet connu un plus-bas de 0,12 euro. Reste que, comme prévu, ce seuil n'a pas été touché, l'action ne s'étant pas repliée au-dessous de 77,50 euros. De plus, le sous-jacent s'est rapidement repris. Du coup, notre limite de vente vers 0,35 euro, fixée sur la base d'un rebond du titre vers 88,50 euros, a bien été rejointe. A la clé, un gain de 80 % en cinq semaines. Nous revenons toutefois sur ce conseil pour expliquer l'influence de la volatilité historique des actions sur celle, implicite, des warrants. Explication : lorsqu'une action bénéficie d'un rythme de variation supérieur à la norme, sa volatilité augmente. Du coup, celle des warrants, qui progresse elle aussi, offre un effet positif au produit, son cours augmentant implicitement. De quoi pallier le handicap représenté par l'érosion de la valeur temps dans le prix du warrant. Un élément déterminant pour la réalisation de notre anticipation, ce call ayant pu être vendu le 11 janvier, alors que le niveau de l'action, vers 88 euros, était encore inférieur à celui préalablement visé. Quant au délai accordé pour réaliser cette belle performance, il était dépassé... Si nous revenons sur notre conseil précédent, c'est aussi que, à 96 euros, le titre reste encore très proche de son niveau record (97,65 euros atteint le 22 février). En outre, depuis avril 2006, il évolue dans un large canal graphique entre 84 et 97 euros. Si l'action progressait légèrement, vers 97 euros, le haut d'un canal graphique, nous recommanderions l'achat du put émis par Commerzbank (code 2795Z), tablant alors sur un repli de la valeur vers 87 euros (- 10 %). Signalons par ailleurs que, en cas de dépassement du niveau de 99 euros, il y aurait un risque que l'action rebondisse de plus belle. Nous paramétrons donc notre seuil de sécurité en conséquence. Enfin, rappelons le détachement d'un important coupon de 3 euros, attendu le 2 mai. Dans ce contexte, après cette date, notre visée baissière s'amplifierait mécaniquement de ce montant, notre objectif passant à 84 euros au lieu de 87. Un détail important ! D'autant que nous accordons un large délai d'attente, d'ici à fin juin, à notre limite de vente (+ 75 % environ) sur ce warrant sécurisant compte tenu de son prix d'exercice bien supérieur au niveau de notre objectif baissier sur l'action. De quoi octroyer au produit une forte valeur intrinsèque qui le valoriserait beaucoup plus fortement. D'autant que son échéance  lui attribuerait alors une durée de vie encore suffisamment longue viser une plus forte baisse et ainsi, une valeur intrinsèque grandissante… Eric ATTAL |