He oui ! En Bourse, la plupart des actions sont tributaires des rumeurs « ambiantes ». Ainsi, une belle valeur peut voir son cours chuter uniquement sur la base d'une rumeur négative. Et ce, peu importe que cette dernière soit fondée. En témoigne la forte baisse du titre Publicis, due, en partie, à une rumeur concernant la perte du budget de Renault (avec l'arrivée de Carlos Ghosn, futur président du constructeur automobile français). Or, le groupe a démenti immédiatement cette rumeur."Cette rumeur est totalement infondée", a déclaré Publicis. "Non seulement le contrat avec le constructeur court jusqu'à fin 2006, mais en outre, au cours des trois derniers mois, Renault a renforcé ses liens avec Publicis en lui confiant ses budgets en Espagne, en Australie, ainsi que le lancement de la Logan". Il est vrai que les spécialistes tablent sur un second trimestre 2005 plutôt décevant pour l'ensemble du secteur comparé aux trois premiers mois de l'année. Reste que les fondamentaux du groupe sont bons. Tout en félicitant les équipes du groupe pour le « travail remarquable » réalisé l'an dernier, qui ont permis à Publicis d'atteindre ou de dépasser les objectifs fixés, Maurice Levy a confié : quelle que soit la situation économique mondiale, 2005 devrait encore être une bonne année pour notre Groupe. Or, en 2004, le numéro 4 mondial de la communication a déjà bénéficié d'une belle croissance de 40% de son résultat net à 210 millions d'euros (+55,5% à taux de change constants)… Par ailleurs, Publicis a fortement amélioré sa situation financière en réduisant notamment de moitié son endettement à 563 millions d'euros. Ainsi, Le ratio dette nette / fonds propres qui était de 0,91 % à fin 2003 s'améliore sensiblement à 0,40 % à fin 2004. De quoi permettre au groupe de grossir encore grâce à des acquisitions ciblées et à un volume de cash plus important. Aussi, sommes-nous positifs sur la valeur à court terme. D'autant qu'à son cours de clôture de 22,40 euros (-3,20%), elle s'approche d'un fort support graphique, situé sous 22 euros, qui l'a déjà vu rebondir à plusieurs reprises. Une intervention d'achat de warrants réactifs lié à ce support sur la valeur devrait permettre d'optimiser le ratio « risque moindre / rendement élevé» que nous favorisons pour l'ensemble de nos conseils. Un ratio souvent à l'origine d'un bon timing. Nous fixons donc notre limite d'achat sur le call émis par Commerzbank (code 3307Z) à partir d'un repli du titre sous 22 euros (-3%). Sans oublier pour autant un niveau dangereux, sous 21 euros qui invaliderait alors notre scénario sur la valeur. Ce seuil, une fois rejoint, pourrait en effet déclencher un repli du titre beaucoup plus important. De quoi voir alors le prix de ce warrant fondre comme neige au soleil. Notre seuil de sécurité est donc paramétré à partir de ce bas niveau du titre. Eric ATTAL |