Décidemment, les annonces d'acquisitions de Publicis, numéro quatre mondial dans la communication et numéro 2 mondial dans les secteurs « conseil et achat média », se succèdent et ne se ressemblent guère. Déclarées en nombre durant septembre, la communication du groupe, à intervalle régulier, a été irréprochable et son fort désir d'expansion, à l'échelon mondial, ne laisse aucun doute Avant d'aborder notre scénario sur la valeur, faisons un petit remake des emplettes du groupe, le mois dernier. Le 06 septembre, Publicis annonçait l'acquisition stratégique de Phonevalley, l'un des leaders européens dans la communication mobile, indiquant alors que « la communication mobile prend une part de plus en plus importante dans les investissements publicitaires des annonceurs, en communication digitale et interactive ». Sachant que Phonevalley qui s'appuie sur les plateformes SMS, MMS, WAP gère également l'achat de bannières publicitaires et mots clés sur supports mobiles, en apportant à sa clientèle, les toutes dernières innovations dans l'activité. Par exemple, l'agence de pub a géré plus de 1000 campagnes en 2006 pour des clients aussi divers que Paramount, SNCF, T-online, Virgin, Air France, Colgate Palmolive, Sony, Canal+ … En outre,  Phonevalley travaille avec les différentes filiales de Publicis Groupe depuis plusieurs années déjà . Deuxième épisode, le 12 septembre, le groupe annonçait, cette fois-ci, l'achat de Wcube, une agence française indépendante, spécialisée dans la communication sur Internet. Le groupe mentionnait alors que Wcube qui a connu une croissance de ses activités de près de 40 %, chaque année, depuis 5 ans, sera renommée Publicis Modem France et rejoindra le réseau Publicis Worldwide. Puis, le 19 septembre, Publicis Groupe devenait actionnaire majoritaire de Capital Advertising, la première agence de publicité indépendante à Delhi. Une autre ouverture en Inde, l'une des économies les plus dynamiques au monde, où le marché de la publicité est en plein essor, expliquait alors la société. Sachant que Publicis est déjà bien implanté en Inde grâce à ses filiales et partenariats, avec Saatchi & Saatchi, Publicis et Leo Burnett, sans oublier les réseaux média Zenith Optimedia et Starcom, et la création récente d'India Media Exchange. Enfin, dernier épisode, pour le moment, de cette petite série d'acquisition rapide, le 24 septembre. Publicis annonçait en effet le rachat du britannique SAS couvrant la communication d'entreprise, le design et la communication visuelle. Objectif : renforcer son pole marketing et service.  De quoi lui permettre de proposer une palette complète de services. Notamment dans les relations publiques, les relations presse, le design, la communication financière auprès des actionnaires ainsi que le développement de contenus numériques, la création de marques et leur gestion stratégique. Bref, de nombreuses synergies qui augurent d'un horizon prometteur pour ce géant de la communication. Dans ce contexte, notre stratégie sur la valeur est haussière à court terme. D'autant que, 29,70 euros, le repli que connaît le titre, venu de 32,80 euros en juillet, représente aujourd'hui une bonne opportunité d'achat. Toutefois, malgré notre conviction de rebond, nous privilégions la prudence, préférant intervenir à l'achat avec le Turbo call émis par Dresdner Kleinwort (code 2380D) sur la base d'un bon support graphique, équivalant, le plus souvent, à un meilleur timing. Rappelons par ailleurs qu'une intervention sur de plus bas niveaux semble justifié par quelques inconnues… Notamment le prix d'achat de ces nombreuses entreprises, et pourquoi pas les surcoûts possibles occasionnés par l'une, voir plusieurs d'entre elles, stratégiquement certes bien choisies... Sur ce warrant de dernière génération, nous fixons donc notre limite d'achat à partir d'un repli de l'action vers 28,50 euros. Un niveau qui identifie un bon support graphique. De quoi permettre au titre de rebondir de plus belle. Toutefois, nous tenons compte d'un plus bas niveau, un peu en dessous de 27,50 euros, dangereux pour les détenteurs du produit. Sa barrière désactivante à 25 euros serait alors plus lourdement exposée. Une fois ce support d'extrème limite rejoint le titre pouvant au contraire enfoncer ce seuil, à éviter. Rappelons que si cette barrière et touchée, l'acheteur du Turbo perdra alors définitivement l'intégralité de la somme investie. Nous paramétrons donc notre seuil de sécurité en conséquence…Eric ATTAL |