Croissance en ligne, objectifs confirmés :
Serge Weinberg a profité de l’Assemblée Générale des actionnaires pour faire le point sur les quatre premiers mois d’une année bien engagée. Les perspectives restent au rendez-vous, même si le ralentissement américain persiste et que l’ombre d’une augmentation de capital d’1 milliard d’euros plane encore. Un ralentissement américain durable PPR va bien. En dépit d’un recul de 2,9% des ventes aux Etats-Unis sur les quatre premiers mois de l’année, le groupe a légèrement accru sa croissance sur le mois d’avril, portant à 6% la croissance interne réalisée sur les quatre premiers mois de l’année, contre 5,8% pour le premier trimestre. Hors Etats-Unis, l’activité du groupe aurait toutefois progressé de 8% … Cet impact tangible a contraint PPR à prendre des mesures face à un ralentissement de la croissance américaine manifestement «durable». Le groupe reste néanmoins confiant et confirme ses objectifs, soit «une croissance annuelle du résultat net par action située entre 15 et 20%». L’augmentation de capital toujours d’actualité Mais outre ce ralentissement américain déjà connu, l’autre sujet brûlant restait bel et bien cette augmentation de capital géante annoncée à la fin mars. Et si la nouvelle est aujourd’hui dans les cours, elle ne serait plus une «priorité de court terme», assure
Serge Weinberg. En clair, les objectifs de croissance à 5 ans de PPR seront réalisés pour 2/3 grâce à la croissance organique, et pour un tiers grâce à des acquisitions de petite ou de moyenne taille, visant à renforcer le groupe dans ses métiers. Et PPR jugeant le niveau d’endettement actuel satisfaisant (le ratio d’endettement s’élève à 74%), il n’aurait recours à une telle opération que pour financer sa croissance externe et préserver sa structure financière. Rien de bien nouveau, par conséquent, si ce n’est cette précision relative à des «acquisitions de petite ou de moyenne taille». Ceux qui pariaient sur un rachat de Gucci restent donc sur leur faim. Pour avoir du neuf, il faudra sans doute attendre la fin de l’enquête initiée par
LVMH -au plus tôt à la fin de l’été-. Mais
Serge Weinberg ne compte néanmoins pas se plier à une proposition «unilatérale» (de
LVMH), et préfère opter pour une solution issue de compromis des différentes parties. Interrogé enfin sur Marks & Spencer,
Serge Weinberg a confirmé son intérêt pour certains magasins tout en précisant qu’aucune négociation dans ce sens n’avait été engagée. Conseil Ces bonnes nouvelles avaient largement été anticipées vendredi, puisque le titre a terminé en hausse de 3,10% à 209,30 euros. La valeur recule toutefois aujourd’hui de 0,96% à 207,30 euros, sur des prises de bénéfices. PPR est un groupe solide aux très bonnes perspectives. Une augmentation de capital d’1 milliard d’euros aurait un impact dilutif à hauteur de 3 à 4% du capital, ce qui reste d’autant plus limité que la nouvelle est déjà dans les cours. Par ailleurs, la croissance hors Etats-Unis reste dynamique et l’on peut faire confiance au management pour faire face au ralentissement américain. Notre seuil d’achat sur repli à 190 euros a été franchi. Les actionnaires conserveront avec un objectif maintenu à 235 euros à moyen terme. Les non actionnaires pourront acheter sur un nouveau repli sous les 190 euros. Axelle Vuillermet, journaliste Squarefinance.com