A son cours de clôture de 36,52 euros, le titre Peugeot se retrouve au bas niveau qu’il connaissait en Mars 2003, tandis que le CAC 40 accusait un plancher graphique de 2400 points. Une situation nettement plus alarmante pour l’action compte tenu de la position actuelle de l’indice phare, malgré tout en hausse, depuis, de 93%, à 4634 points. Ce point bas mémorable du CAC se répercutait avec une ampleur largement supérieure alors sur la grande majorité des valeurs cotées. Du coup, si l’indice, venu d’un plus haut annuel de 6168 points, début juin 2007, a certes perdu un quart de sa valeur, entraînant dans son sillage, la chute de la plupart des actions, dans leur ensemble, ces dernières maintiennent encore des seuils altiers. Ce qui est loin d’être le cas des actions cotées du deuxième constructeur européen de l’automobile…
Pour autant, la sanction du marché semble aujourd’hui peu justifiée sur la valeur. Rappelons qu’à son niveau plancher, selon un important consensus d’analystes financiers (23), sa valorisation équivaudrait à un peu plus de 6 fois le bénéfice net du groupe pour l’exercice en cours. Soit, une valorisation très raisonnable qui traduit un cours attrayant et une bonne opportunité d’achat. D’autant que l’objectif moyen de ces analystes, tourne autour de 52 euros. Une belle prime en perspective.
Bref, notre conviction est sans conteste haussière sur ce sous-jacent. Reste que, associé à un warrant classique, notre objectif, à très court terme, est, dans ce contexte, beaucoup plus prudent et nettement moins élevé. Valeur temps oblige, cette dernière représentant un réel handicap sur le prix de ces produits, au fur et à mesure que le temps passe. Surtout en période de baisse de volatilité…Enfin, notre stratégie est confortée par l’analyse technique.
Nous privilégions donc un bon support graphique, notre objectif étant d’intervenir à l’achat sur le call de notre sélection (code 2467D) émis par Dresdner Kleinwort plus sereinement, avec efficacité. Ce support de long terme, qui équivaut à un plus bas annuel de 35,40 euros, à en effet déjà permis plusieurs fois au titre de rebondir de plus belle…
Sur ce warrant, nous fixons donc notre limite d’achat sur cette base, assez proche du cours de l’action. Pour autant, nous invaliderions notre scénario si elle se repliait encore vers 33,50 euros, ce support d’extrême limite enfoncée, pouvant provoquer une diminution plus importante. Un réel danger pour les warrants détenus car leur prix devrait fondre alors comme neige au soleil.
Nous paramétrons notre seuil de sécurité en conséquence, afin de limiter la casse…
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