Les fondamentaux du numéro deux mondial dans la production et la commercialisation de vins et spiritueux sont exemplaires. Du coup, en progressions régulières, ils laissent peu d’ouverture à toutes critiques négatives. C’est pourquoi, notre stratégie baissière sur le titre Pernod Ricard n’a aucun rapport avec les résultats du groupe, globalement, d’excellente facture. Notre conviction est en revanche confortée par plusieurs autres éléments qui ne plaident guère en faveur d’un rebond.
Tout d’abord, coté conjoncture, pour l’exercice en cours, une légère diminution des marges bénéficiaires du groupe semble prévisible. La crise des subprimes, pour laquelle les banques, elle-même, avouent avoir quelques difficultés à en évaluer les répercussions futures, devraient peser encore sur l’économie mondiale. En outre, la forte baisse du dollar ne facilite guère les transactions Hors Europe. Des territoires ou l’implantation du groupe lui amène grosso modo la moitié de son chiffre d’affaires. De quoi justifier une baisse des indices boursiers qui sanctionnerait alors plus particulièrement ce type de valeur. Des valeurs qui ont offert à leurs détenteurs une belle résistance dans les mauvaises périodes, comme celles que nous connaissons depuis ce début d’année. Rappelons en effet que à 73 euros, contrairement à la majorité des valeurs cotées, l’action qui a été assez récemment divisée en deux (afin d’améliorer la liquidité lors de transactions en Bourse) reste encore très proche de son record historique. Un plus haut rejoint en Juillet 2007, autour de 83 euros sur lequel un retour du sous-jacent nous semble peu probable…
Signalons par ailleurs, qu’accompagner notre stratégie avec un produit doté d’un fort effet de levier s’est révélé assez difficile. La raison : la volatilité des actions qui a fortement augmenté a diminué implicitement l’élasticité (effet de levier réel du produit) des warrants. En outre les gammes d’émissions de puts sont nettement moins généreuses que celles dédiées aux calls. Un effet dû à la demande des investisseurs qui semblent ignorer l’utilisation des produits dérivés liés à des scénarios baissiers. Ces derniers, une fois le pari gagné, procurant pourtant des gains tout aussi élevé que lorsqu’ils sont liés à des convictions haussières…
Reste que, nous avons sélectionné un put doté d’un bon rapport qualité prix (code 1644) émis par Commerzbank qui, grâce à sa belle réactivité, s’adapte bien à notre stratégie de repli du titre. Sur ce warrant classique, tributaire du temps passé, nous fixons notre limite d’achat sur la base d’un rebond du sous-jacent un peu supérieur à 75 euros. Un niveau équivalent à une forte résistance graphique sur la valeur qui devrait susciter des prises de bénéfices. De quoi bénéficier d’un fort repli de l’action à court terme. Nous tenons compte par ailleurs d’un rebond supplémentaire, au-delà de 78,50 euros qui devrait, au contraire, entraîner un plus fort mouvement haussier, pourquoi pas, vers de nouveaux records. Nous invaliderions alors notre scénario, paramétrant ainsi notre seuil de sécurité afin d’éviter le pire pour les détenteurs de warrants : un prix du produit proche de zéro centime.
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