Activité Issu du rapprochement il y a 7 ans du Suédois
Nobel et du Néerlandais Akzo, Akzo
Nobel est aujourd’hui valorisé plus de 13 milliards d’euros et présente au sein de l’Eurostoxx 50 et du Footsie 300. Bien qu’il tire l’essentiel de sa croissance de son pôle
pharmacie à travers sa filiale Organon (26,4% du chiffre d’affaires semestriel et 41% du résultat opérationnel), véritable vache à lait pour le groupe, Akzo
Nobel reste de l’avis des spécialistes un groupe «chimique» avant toute chose. En 2000, le groupe a ainsi réalisé plus de 40% de son chiffre d’affaires semestriel via sa division «revêtement» (peinture industrielle), activité où il est leader mondial, le restant provenant de son pôle «produits chimiques» (33,4%). Ces deux activités ont respectivement contribué pour 30 et 29% au résultat opérationnel. Environnement Après deux années difficiles et un exercice 1999 dominé par le recentrage du groupe sur ses trois activités principales (avec notamment la cession d’Acordis, son ex-filiale fibre), Akzo
Nobel a su surprendre les analystes par des résultats trimestriels puis semestriels supérieurs aux prévisions. Le groupe a ainsi fait état d’un bénéfice net en hausse de 27% à 484 millions d’euros pour le premier semestre ainsi qu’un chiffre d’affaires en hausse de 16% à 6,9 milliards d’euros. Des résultats imputables donc en majeure partie à la forte croissance de l’activité très cyclique de la branche pharmaceutique du groupe (hausse de 50% des ventes aux Etats-Unis durant le second semestre) mais aussi à l’accroissement de la rentabilité des deux autres activités d’Akzo
Nobel. Un surplus de rentabilité qui a été permis par les initiatives stratégiques du groupe. De fortes marges attribuables également, ajouterons-nous, à l’embellie des secteurs
automobiles et BTP (pour la peinture), et cela en dépit d’un cours du brut à ses plus hauts. Perspectives Cette double casquette, pharmaceutique et chimique à la fois, agit finalement d’une manière ambigu sur la valorisation du groupe. Nul doute qu’à l’instar des plus grands groupes chimiques, Akzo
Nobel souhaite poursuivre son développement dans ce pôle très rentable qu’est la
pharmacie. Aujourd’hui sous les feux de la rampe, le Pentasaccharide, anti-coagulant développé en collaboration avec le groupe
Sanofi Synthelabo, sera ainsi commercialisé d’ici à l’année prochaine. Et les spécialistes les plus pessimistes en attendent un chiffre d’affaires global de 600 millions d’euros pour 2001. Pour autant, longtemps traité comme une «purement» chimique, Akzo
Nobel continue à afficher des PER moindres par rapport au secteur, de 14,3 fois ses résultats 2000 contre respectivement 18, 22,4 et 24,1 pour les groupes Bayer,
Hoechst et
Novartis. Par ailleurs, et bien que les spécialistes attribuent les deux tiers de la valorisation du groupe à sa branche pharmaceutique très dynamique, la valeur, réputée la plus défensive du secteur, s’est également tenu à l’écart du récent rallye du secteur pharmaceutique. Notre avis Boursièrement, le consensus reste fondamentalement optimiste sur le titre. Cotant aujourd’hui 46,01 euros, les spécialistes tablent sur des objectifs de cours de 55 à 60 euros. Les perspectives d’Akzo
Nobel, dopées par un pôle
pharmacie qui connaît la croissance la plus rapide du secteur pharmaceutique européen, mais aussi par une activité qui restera vraisemblablement soutenue au sein des deux autres divisions et l’achèvement d’une politique de restructuration au sein du segment «revêtement», sont très bonnes. A l’issue de la publication des résultats du second semestre, les
dirigeants ont réitéré leur objectif d’une croissance à deux chiffres du bénéfice net pour le présent exercice.