Un canal se dessine entre 55 et 65 euros. Sans pour autant viser ces extrémités, il paraît judicieux d'acheter des calls légèrement au-dessus du bas du canal afin de tabler sur une remontée technique. Depuis juin, l'indice phare de la Bourse de Paris évolue dans un canal étroit, entre 3 000 et 3 200 points. Un écart qui a encore rétréci en juillet, passant de 200 à un peu plus de 100 points (3 080-3 200 points). Résultat : les quarante plus fortes valorisations boursières qui composent le CAC 40 connaissent une volatilité en baisse. Ainsi, les warrants associés voient leurs prix diminuer. C'est pourquoi il nous semble préférable de nous intéresser à une action peu volatile : L'Oréal. Notre objectif étant d'amoindrir l'impact négatif dû à la baisse de cette volatilité afin de miser en toute sérénité sur la trajectoire vers laquelle l'action devrait se diriger à court terme. Le mois de mars a été catastrophique pour ce titre, qui n'était pas tombé aussi bas (50 euros environ) depuis plus de quatre ans. Pourtant, malgré une légère hausse, le titre, à 58 euros, reste proche de ce bas niveau. La direction du groupe fait, elle, preuve d'optimisme et table sur une croissance des ventes de 7 à 9 % pour 2003. Par ailleurs, Lindsay Owen-Jones, président du géant des cosmétiques, a déclaré récemment : « L'effet de change, lourd à six mois, devrait s'atténuer. » Avec plus de 30 % des ventes réalisées en Amérique du Nord, les résultats de L'Oréal sont liés, en partie, à l'évolution de la parité euro/dollar... Le groupe maintient son objectif d'une croissance à deux chiffres du résultat net opérationnel sur 2003. Reste que, à 24 fois les bénéfices estimés par les analystes, le titre revient à un niveau plus abordable tout en restant bien valorisé. Pour cette raison, il est difficile de se forger une conviction forte à court terme. C'est pourquoi nous observons le sous-jacent sur le plan graphique. Le niveau du titre est proche d'un support supérieur à 55 euros. Nos limites d'achat sur les calls émis par Unicredito et Citibank sont donc fixées à partir de ce niveau. Depuis plusieurs mois, la barre de 60 euros représente une belle résistance. Celle de 65 euros s'affirme comme majeure. C'est donc au-dessous que nos limites de vente sont déterminées. Un tunnel entre 56 et 64 euros, qui dévoile un confortable écart de 15 %. Ainsi, ces warrants dotés d'une forte réactivité amplifieraient cet écart. Eric ATTAL |