Pour le titre L'Oreal, le mois de mars est synonyme de catastrophe en terme de valorisation boursière. Ce dernier ayant connu un plus bas, à 50,15 euros, non encore rejoint depuis plus de 4 ans. Et pourtant, malgré une légère hausse, à son cours de clôture de 58,75 euros (plus bas journalier :56,90 euros), le titre reste encore proche de ce bas niveau. Dans ce contexte, de nombreux investisseurs pourraient se demander si la sanction du marché est justifiée. Fondamentalement, la direction démontre un réel optimisme. Elle table en effet sur une croissance des ventes de 7 à 9%, sur l'ensemble de l'année 2003. Par ailleurs, Lindsay Owen-Jones, PDG de L'Oréal, a déclaré : "L'effet de change, particulièrement lourd à six mois, devrait graduellement s'atténuer au cours des mois qui viennent. Compte tenu de ces éléments, le groupe maintient son objectif de réaliser pour l'année une croissance à deux chiffres de son résultat net opérationnel". Reste que s'il est vrai que le PER du titre proche de 25 fois les bénéfices estimés revient à un niveau certes plus raisonnable, il valorise, pour le moment, correctement la valeur. Par ailleurs, plus de 30% des ventes sont réalisées en Amérique du Nord. Ainsi, les résultats du groupe sont liés, en partie, à l'évolution de cette parité en devise dénommée Euro/Dollar… Autant d'éléments fondamentaux à partir desquels un positionnement ne peut être pris avec grande conviction. C'est pourquoi, une fois de plus, cette valeur est observé à travers l'analyse graphique. Le niveau du titre est proche d'un support graphique légèrement supérieur à 55 euros. Notre limite d'achat est donc fixée, par prudence, légèrement au-dessus de ce support, vers 56 euros. Par ailleurs, depuis quelques mois la barre des 60 euros représente une belle résistance. Toutefois, celle des 65 euros s'affirme comme majeure. Dans cette optique, c'est légèrement en dessous de cette seconde résistance que nous paramétrons notre limite de vente. Le tout, étant d'intervenir à l'intérieur de ce canal graphique. Un trend, situé entre 55 euros et 65 euros, qui dévoile ainsi un confortable écart de 18%. Sur cette base, un warrant relativement sécurisant mais néanmoins doté d'une bonne réactivité optimiserait ce différentiel avec un bel effet multiplicateur. Eric ATTAL |