Sur une balance, si l'on devait peser les éléments fondamentaux positifs et négatifs du leader mondial des cosmétiques, la bascule pencherait nettement du bon côté. En outre, sur le plan de l'analyse technique, la tendance est à la hausse. Inutile donc de ménager le suspense : notre stratégie sur la valeur est haussière. L'Oréal est une entreprise bien gérée et peu endettée. En outre, elle bénéficie d'un important cash-flow. De quoi assouvir sa soif d'acquisitions et sa politique de développement. Enfin, rappelons que, depuis vingt et un ans, L'Oréal affiche chaque année une croissance à deux chiffres de son résultat net opérationnel par action. C'est pourquoi, malgré l'atonie visible, graphiquement, de l'évolution du titre entre 2002 et 2005, nous tablons sur un changement de psychologie des investisseurs avec, à la clé, un regain d'intérêt pour la valeur. Un changement qui serait alors dû aux excellentes perspectives de L'Oréal. D'autant que, venu de 56 euros en mai, le fort rebond du titre, depuis, n'est pas un hasard. Il correspond à la passation de pouvoir entre Lindsay Owen Jones, PDG de L'Oréal depuis seize ans, et Jean-Paul Agon. Le discours offensif du récent directeur général, fondé sur des acquisitions rapides et une amélioration de la rentabilité, a en effet mis en confiance les investisseurs, cette politique à peine dévoilée ayant déjà été appliquée. Les acquisitions prometteuses de Body Shop en juillet et de Sanoflor en octobre confirment en effet la volonté première du groupe : la croissance des ventes, son talon d'Achille pour le moment. D'autant que L'Oréal continue pour la deuxième année son programme de rachat d'actions (pour 1,2 milliard d'euros environ). Ce qui contribue à soutenir le cours du titre... Afin d'accompagner vigoureusement notre scénario haussier, nous proposons un call très réactif émis par Citigroup (code 2844C). Eric ATTAL Nous revenons sur ce conseil donné dans notre magazine, la semaine dernière, pour deux raisons. La première, afin de le remettre au goût du jour. Changement de configuration des marchés oblige ! La seconde, pour signaler que le code Isin et le prix d'exercice indiqués, sont faux. Mea Culpa ! Dans notre site Internet, estimant qu'un investisseur en warrants doit être réactif et acheter ce produit par l'intermédiaire d'un courtier en ligne, seul le code mnémonique est volontairement proposé. Un code à 5 caractères alphanumériques composé de 4 chiffres et une lettre qui désigne l'émetteur pour le dernier signe plus exhaustif et facile à retenir. Exemple : le « C », dernier caractère du code mnémonique du call (2844C) désigne la banque émettrice, Citigroup, B pour BNP, S pour Société Générale… Reste que dans notre magazine, nous mettons les deux codes, le mnémonique et l'Isin à 12 caractères alphanumériques, en sachant que certains investisseurs achètent encore des produits dérivés par l'intermédiaire de leur banquier classique. Ce que nous déconseillons. Compte tenu des fortes variation sur ces produits dues à leur important effets de levier toute négociation doit en effet être exécuté rapidement. Nous tenons donc à signaler que le bon code Isin de ce call n'est pas FR0010282624, celui d'un call associé à un de nos récents conseils sur la parité euro dollar, mais DE000CG17LU7. En outre, le prix d'exercice de ce warrant n'est pas 1,26 dollar mais 78 euros. |