Les résultats semestriels du groupe de transport et logistique Norbert Dentressangle ont agréablement surpris le marché. Le résultat d'exploitation sur le premier semestre ne baisse que de 2 %, à 14,2 millions d'euros, dans un contexte pourtant marqué par la hausse du gazole et les coûts exceptionnels imputables aux 35 heures. Le chiffre d'affaires semestriel grimpe, lui, de 13,6 %, à 404,7 millions d'euros. Une bonne nouvelle qui a permis au titre de reprendre 3,53 % mercredi, à 15,55 euros. En revanche, le bénéfice net marque un recul de 25,3 %, à 4,9 millions d'euros, en raison d'une provision exceptionnelle de 1,7 million d'euros, liée à la fermeture définitive de la filiale italienne de messagerie textile. Pour l'exercice en cours,
Jean-Claude Michel, le président, confirme « un chiffre d'affaires de 803 millions d'euros », contre 744 millions en 1999. « La branche logistique devrait progresser à un rythme normal, alors que l'activité transport subira les aléas de la conjoncture. Le résultat opérationnel devrait être en léger retrait par rapport à 1999. » Le résultat net devrait, quant à lui, bénéficier de la reprise d'impôt différée, en application de la loi de finances 2001. Une année 2000 que
Jean-Claude Michel qualifie certes de « moyenne », mais qui témoigne « de la capacité de résistance du groupe dans le transport, grâce aux moyens mis en oeuvre pour abaisser les coûts », explique-t-il. « Des paramètres que le marché n'a pas du tout pris en compte », selon le président du groupe, d'autant que l'exercice 2001 devrait confirmer le redressement de Dentressangle. Perrine Delfortrie