|
Michelin B : Michelin : Très correctement valorisé, un repli du titre ne nous surprendrait guère
|
|
Mercredi 11 Juillet 2007 à 20:04 Catégorie : Conseil Warrant
|
|
|
| |
|
|
|
|
Afin d'accompagner notre sage scénario sur l'action, nous proposons un Turbo put émis par Citibank (code 4692C). Sur ce warrant de dernière génération, nous fixons notre limite d'achat à partir d'un léger rebond du titre vers 104,50 euros (+ 1,5 % environ). Nous invaliderions par ailleurs notre scénario baissier si le sous-jacent cassait nettement, un peu au dessus de 108 euros, son record historique. De quoi le propulser très rapidement alors au-delà de la barrière désactivante du produit à 110 euros. Un seuil à éviter car, une fois touché, l'investisseur, qui perdrait l'intégralité de la mise investie, n'aurait plus aucun espoir de retour à meilleure fortune, le Turbo, dès lors, ne cotant plus. Or, rappelons que ce seuil désactivant est assez proche du cours de l'action. Dans ce contexte, heureusement, son échéance, au 20/09/2007, est relativement courte. De quoi diminuer le risque d'atteindre ce seuil, sans appel. C'est pourquoi malgré un profil peu sécurisant, ce produit s'adapte bien à notre scénario. D'autant que sa réactivité est bien supérieure à celle d'un warrant classique, le Turbo n'étant pas tributaire de la valeur temps. De quoi permettre à notre limite de vente (+ 125 % environ) d'être plus aisément rejointe. Pour obtenir ce gain élevé, il suffirait que l'action se replie de 7 %, vers 97 euros, d'ici à la mi-septembre. Par ailleurs, compte tenu du profil de risque élevé du produit nous en recommandons l'achat avec modération. Enfin, ce conseil reste valable jusqu'à la fin du mois. Acheter ce Turbo put vers 0,57 euro avec un objectif de vente vers 1,29 euro. Sans oublier notre seuil de sécurité vers 0,20 euro.
|
|
A 103 euros, malgré son niveau élevé, très proche d'un record historique de 106,70 euros, atteint le 9 juillet, la plupart des analystes sont positifs sur le titre Michelin. Pour autant, la moyenne de leurs objectifs (+ 8 % environ) ne laisse qu'une faible marge de hausse sur la valeur, à moyen terme. Dans ce contexte, compte tenu de la consolidation actuelle des indices et de leur mouvement baissier, que l'action suit avec un bêta bien supérieur (en l'amplifiant), nous privilégions la prudence. Estimée par les spécialistes à plus de 17 fois le bénéfice net pour l'exercice en cours, la valorisation du titre est en effet très élevée comparée au secteur. Nous optons donc pour un scénario baissier, un repli du titre suscité par quelques prises de bénéfices nous paraissant vraisemblable à court terme. D'autant que, pour le moment, les fondamentaux du groupe sont mitigés. Certes, la situation que Michelin a connue en 2006 devrait s'améliorer. Le bénéfice net annuel du groupe s'est affiché en effet en baisse de 35,5 %, à 573 millions d'euros, malgré un chiffre d'affaires en hausse de 5,1 %, à 16,4 milliards. Un problème dû, en partie, à la flambée des coûts des matières premières que n'a pas compensé l'engouement de la clientèle du groupe pour l'ensemble des produits siglés Michelin. Du coup, le groupe poursuit sa politique de diminution des coûts. De quoi lui permettre, selon les experts, de bénéficier d'une économie de 1,5 milliard d'ici à 2010 et d'une nette amélioration de ses marges bénéficiaires. Toutefois, malgré ces éléments porteurs auxquels on pourrait ajouter une situation financière plus saine, notre conviction reste baissière. Le niveau du titre nous semble déjà intégrer les bonnes perspectives. Venue de 44 euros fin juillet 2006, la valeur bénéficie déjà d'une performance hors norme de 134 %, réalisée en moins d'un an. Soit une hausse 5,8 fois supérieure à celle de l'indice (+ 23 %). Eric ATTAL |

Pour recevoir une alerte email dès qu'un article est publié sur Michelin B,
cliquez-ici
| |
|
|
|
| |
Copyright (c) La Vie Financiere.com. Tous droits réservés. |
|
|