Force est de constater que, depuis ce début d’année, malgré le mauvais parcours du titre Lagardère, dû principalement au suivi des mouvements du CAC 40 en repli sur la période, plusieurs analystes relèvent leurs objectifs sur la valeur. Ces derniers, antécédemment à neutre, recommandent aujourd’hui de l’acheter avec des visées haussières moyennement situées entre 60 et 65 euro. Soit, comparé à son niveau actuel de 50,17 euros, une importante performance en perspective (+ 20% au minimum). Plusieurs éléments plaident selon eux en faveur d’un rebond rapide de la valeur.
Par exemple, la banque suisse UBS estime qu'il est de plus en plus probable que l'AMF abandonne ou modifie son enquête sur les délits d'initiés chez EADS dans les mois qui viennent, jugeant les inquiétudes autour de l'enquête, exagérées. Ce qui pourrait ôter l’ épée de Damoclès qui plane au-dessus du groupe, aujourd'hui menacé d'une amende pouvant aller jusqu'à 6,5 milliards d'euros. L'institutionnel financier met également en avant les caractères défensifs de Lagardère, dont les revenus sont principalement issus de la presse et de l'édition. De ce point de vue, UBS juge injustifié le fait que le titre se négocie à seulement sept fois ses bénéfices attendus pour 2009. Quant à la banque américaine Lehman Brother, elle insistait, lors d’une analyse positive, sur la faible valorisation du titre, inférieure de 25% à la somme des parties qui compose le groupe, elle aussi excessive.
Des analyses fondamentales qui confortent l’analyse technique dont la forte sanction des investisseurs attribue aujourd’hui un profil attractif à cette valeur devenu bon marché.
Si notre conviction d’un rebond rapide du titre est bien présente, nous tablons prudemment sur un plus faible rebond de l’action, nos stratégies étant déterminées à court terme.
Afin d’accompagner vigoureusement notre scénario haussier avec un risque mesuré, nous recommandons l’achat sur léger repli d’un Turbo call (code 3362D) émis par Dresdner Kleinwort. Sur ce warrant de dernière génération, nous fixons notre limite d’achat sur la base d’un bon support graphique, autour de 49 euros, évalué à long terme. Un bas niveau équivalent à un bon soutien, très proche des cours actuels, que le sous-jacent n’avait pas connu depuis août 2004. Nous avons choisi ce warrant doté d’une barrière désactivante pour plusieurs raisons. Notamment son profil sécurisant lié à une désactivation éloignée à 43 euros et, somme toute, improbable si nos lecteurs tiennent compte de notre seuil de sécurité paramétré vers 46,50 euros. Ce niveau, une fois atteint, devrait en effet provoqué une plus forte baisse du titre qui pourrait alors aisément enfoncer le seuil désactivant et sans appel de ce Turbo, à éviter.
L’effet de levier de ces warrants est certes supérieur à celui des warrants classiques, un avantage dû à la très faible influence de la valeur temps sur leur prix. Rappelons en revanche que si leur barrière es touchée, l’investisseur perdra définitivement l’intégralité de sa mise sans pouvoir espérer un retour à meilleure fortune, le produit dès lors ne cotant plus. Dans ce contexte, nous conseillons à nos lecteurs de tenir plus particulièrement de nos seuils de sécurité sur ce type de produit. D’autant que nos limites de ventes permettent d’enregistrer de belles performances…
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