Le secteur publicitaire se reprend depuis quelques semaines. Les titres TF1, Publicis, Havas… retrouvent en effet de belles couleurs, entre autre le vert, dédié à la hausse en terme boursier. Serait-ce l'annonce d'un redémarrage de l'économie ou plutôt un regain d'intérêt du marché sur des valeurs dont les cours ont souvent chuté avec excès, en vue d'un retour haussier des indices pour la rentrée, ou à un peu plus long terme ? Difficile de répondre à cette question. Toutefois, à choisir, c'est l'option numéro deux sur laquelle se porterait notre choix. Car dans le cadre d'une tendance haussière, ce qui n'est pas encore le cas, c'est sur ce type de valeurs dont l'évolution graphique s'assimile plus à celles des technos, qu'il faudrait miser. L'expérience démontre que tout retournement de tendance des indices boursiers est accompagné par ces actions avec une volatilité et donc des performances largement supérieures à celles du CAC 40, du SBF 120 ou 250, mais aussi à celles des indices américains qui représentent, le plus souvent, un bon repère pour tâter la température des marchés européens. Ces derniers, ne faisant que suivre majoritairement ceux d'outre Atlantique. Dans ce contexte, et malgré la forte hausse (+80%) qu'il a connu depuis un plus bas jamais atteint (historique) à 2,07 euros, rejoint courant mars, nous favorisons le titre Havas. Un sous-jacent qui revient de très loin et qui pourtant voit ses fondamentaux s'améliorer. Ne serait-ce que sa valorisation boursière estimée à environ 14 fois les bénéfices par les analystes sur l'année 2003, ainsi plus raisonnable. De plus, la reprise du secteur tourisme qui figure parmi l'ensemble des activités du groupe semble probable compte tenu du marasme économique dû aux évènements géopolitique récent qui commencent à se tasser progressivement. Toutefois, par prudence, malgré notre conviction haussière à court terme, eu égard aux caprices multiples des indices bousiers depuis plusieurs mois, et quitte à passer à côté d'une bonne affaire, le call warrant de notre sélection est recommandé à partir d'un repli du titre, vers 3,50 euros (cours actuel : 3,79 euros). Un niveau qui représente un bon support sur la valeur. Quant à notre limite de vente, elle est paramétrée à partir d'un gap graphique (un trou de cotation) non encore atteint depuis le 30 juillet et légèrement inférieur à 4,20 euros. On pourrait dire, un tout petit écart de 60 à 70 cent ! Reste que ce léger différentiel constituerait un gain sur le titre de 17% au minimum. De quoi dégager une performance largement supérieure grâce à l'élasticité d'un call warrant. Eric ATTAL |